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26/09/2015 10:43 EDT | Actualisé 26/09/2016 01:12 EDT

Scandale VW : l'UE avait tenu compte d'études sur la fiabilité des tests antipollution (sources)

L'Union européenne avait tenu compte d'une étude menée il y a plusieurs années sur le manque de fiabilité des tests antipollution, et a mis sur pied de nouveaux tests pour éviter les tricheries comme celle qu'a reconnue Volkswagen, ont indiqué samedi des sources européennes.

Ces sources, qui n'ont pas souhaité être nommées, ont indiqué que des recherches menées il y a plusieurs années avaient montré une différence entre les taux d'émissions en gaz toxiques mesurés en laboratoire et ceux mesurés en conditions de circulation réelle.

"La leçon que nous en avons tirée très vite était que nous devions mettre sur pied de nouveaux tests d'émissions en conditions de circulation, plus fiables et qui écarteraient aussi la possibilité qu'un système d'évitement puisse être installé", a indiqué une de ces sources européennes.

Le Financial Times avait affirmé samedi qu'en dépit d'un rapport européen datant de 2013 sur le risque de trucage des tests antipollution, rien n'avait été fait pour y trouver remède.

Interrogée pour savoir si la Commission européenne savait que des systèmes de trucage existaient, une des sources a répondu: "Oui, nous les avons exclus. Savions nous que des systèmes de trucage étaient utilisés dans l'Union européenne ? Non."

Une autre source a assuré que "la future législation (sera) plus efficace pour éviter leur emploi".

L'Union européenne a progressivement adopté depuis les années 1990 des normes d'émissions de plus en plus restrictives pour les véhicules, mais il revient aux Etats membres de les faire appliquer.

Elle a interdit les systèmes d'évitement en 2014 dans les normes dites Euro 6, qui visaient à abaisser encore les émissions.

La Commission européenne a indiqué vendredi que de nouveaux tests d'émissions en circulation réelle (RDE), qui entreront en vigueur en janvier 2016, "limiteront en grande partie le risque de tricherie".

Le scandale Volkswagen a éclaté aux Etats-Unis, où il a été découvert qu'un logiciel intégré aux véhicules diesel du groupe allemand permettait de réduire les émissions lors des tests antipollution. Le groupe a reconnu que ce dispositif concernait 11 millions de véhicules vendus dans le monde.

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