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26/09/2015 10:46 EDT | Actualisé 26/09/2016 01:12 EDT

Les pays européens deviennent plus conciliants dans leur accueil des migrants

ZAGREB, Croatie — Les pays européens semblent avoir laissé tomber la confrontation pour laisser place à la conciliation face à la vague de migrants qui tentent de trouver refuge en Europe de l'Ouest, mais la confusion régnait samedi, en Croatie, qui a dû une fois de plus gérer l'arrivée de plusieurs personnes à la frontière.

Plusieurs migrants étaient massés à la frontière croate, à Strosinci, où ils auraient été laissées par des autobus de la Serbie, selon les autorités croates. Ils ont été retrouvés par des policiers alors qu'ils s'étaient perdus dans les champs de maïs.

Des autobus ont été dépêchés pour reconduire les nouveaux arrivants vers le camp transitoire d'Opatovac, mais plusieurs familles ont dû être séparées.

Au camp de Strosinci, une femme originaire de Damas dit avoir été séparée de ses deux jeunes enfants qui ont été redirigés vers celui d'Opatovac. D'autres autobus arrivés plus tard allaient directement vers la Hongrie.

Le ministre croate de l'Intérieur, Ranko Ostojic, qui a visité le camp de Strosinci, s'est dit inquiet de la situation à la frontière. Il a qualifié le processus de «torture» pour les gens.

De telles complications ont persisté malgré un vent d'ouverture dans le reste de l'Europe.

La Hongrie a annoncé qu'elle avait retiré des clôtures de barbelés d'une partie de sa frontière avec la Slovénie. Le pays s'était fait reprocher de violer les règles de l'Union européenne (UE) qui permettent les déplacements sans entrave sur tout le territoire. 

Cette décision survient alors que la frontière principale entre la Croatie et la Serbie a également été rouverte.

Deux jours après un sommet spécial sur la crise des migrants, les 28 pays de l'UE semblent changer de ton après des jours d'échanges acrimonieux et de manque de coopération.

La fermeture de la frontière hongroise avec la Serbie le 15 septembre a provoqué une onde de choc dans la région et a redirigé les migrants vers les autres pays, dont la Croatie, qui a dû recevoir quelque 60 000 personnes.

La Croatie avait accueilli les migrants à bras ouverts au début, croyant qu'ils allaient continuer leur chemin vers la Slovénie pour aller finalement en Autriche et en Allemagne. Or, la Slovénie a refusé de laisser entrer les migrants, laissant la Croatie, l'un des pays les plus pauvres de l'UE, gérer le problème à elle seule. Le gouvernement à Zagreb a ensuite accusé la Serbie d'envoyer les migrants sur son territoire et avait décidé de fermer son point de passage en guise de représailles.

Les dirigeants des deux pays semblent finalement avoir réglé leurs différends depuis que la Croatie a rouvert la frontière.

Le premier ministre hongrois a aussi adopté un ton plus conciliant. Viktor Orban a promis de consulter les autres avant d'installer une clôture de barbelés à sa frontière avec la Croatie, une décision qui pourrait amener d'autant plus de confusion à la situation déjà difficile dans la région des Balkans.

Danica Kirka et Jovana Gec, The Associated Press

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