POLITIQUE
26/09/2015 03:43 EDT | Actualisé 26/09/2015 03:47 EDT

Un gouvernement conservateur augmentera l'effectif des forces spéciales (VIDÉO)

REGINA _ Un gouvernement conservateur augmentera l'effectif des forces spéciales de l'armée canadienne de 35 pour cent d'ici les sept prochaines années, a annoncé le candidat du parti dans la circonscription de Calgary-Midnapore, Jason Kenney, samedi.

"Cette expansion va assurer que nos Forces armées canadiennes sont prêtes à répondre à la menace terroriste posée par des groupes comme l'État islamique. Elle augmentera notre capacité à défendre le Canada", a déclaré M. Kenney.

Les forces spéciales de l'armée canadienne sont composées des unités suivantes: la Deuxième Force opérationnelle interarmées 2 (FOI 2), le Régiment d'opérations spéciales du Canada (ROSC), le 427e Escadron d'opérations spéciales d'aviation (EOSA), l'Unité interarmées d'intervention du Canada et le Centre d'instruction des opérations spéciales du Canada.

En tout et partout, elles comptent un peu plus de 1900 militaires. Les conservateurs veulent donc y ajouter 665 personnes de plus d'ici 2022.

Selon M. Kenney, le coût de cette augmentation des effectifs sera d'environ 75 millions $ sur les quatre prochaines années. Les conservateurs prévoient un investissement initial de 10 millions $ en 2016-2017. Le coût final sera d'environ 50 millions $ par année lorsque ce programme sera mis en oeuvre.

Il a rappelé que les experts estiment que les forces spéciales sont un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les terroristes. "Il faut prévoir à long terme. Nous avons réalisé que nous vivons dans un monde dangereux où vivent des organisations terroristes qui ont déjà exprimé leur hostilité au Canada. On doit pouvoir se défendre nous-mêmes."

Les conservateurs ont aussi lié cette annonce à l'intervention militaire du Canada contre l'État islamique en Syrie et en Irak, mentionnant, dans le communiqué, l'opposition des néo-démocrates et des libéraux à cette décision.

"Il est tout simplement impensable de ne pas veiller à ce que nos Forces armées soient capables d'aider à contrer cette grave menace et de protéger notre pays", a affirmé M. Kenney.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair a déjà annoncé qui si son parti est porté au pouvoir le Canada cessera de participer à la coalition menée par les États-Unis. Il interviendrait plutôt en venant en aide aux réfugiés syriens. Il a insisté pour dire que l'intervention actuelle ne relevait ni des Nations Unies ni de l'OTAN.

Les libéraux proposent de leur côté que l'intervention canadienne consiste à entraîner l'armée irakienne à combattre l'État islamique.

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