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26/09/2015 14:14 EDT | Actualisé 26/09/2016 01:12 EDT

Arrivée à Kinshasa de l'avion de Congo Airways retenu en Irlande

Le deuxième Airbus de Congo Airways, la nouvelle compagnie aérienne publique de la République démocratique du Congo, est arrivé samedi après-midi à Kinshasa après avoir été bloqué près d'un mois en Irlande par des créanciers de l'État congolais, a-t-on appris de source aéroportuaire.

Selon une source proche de Congo Airways, la réception du nouvel appareil permet d'envisager le vol inaugural de la compagnie - initialement prévu pour la fin juin - dans les jours qui viennent, pour un démarrage des vols commerciaux "vers la mi-octobre".

Le premier des deux Airbus A320 de Congo Airways, achetés d'occasion à la compagnie aérienne italienne Alitalia, était arrivé à Kinshasa en juillet.

Fin août, Congo Airways avait annoncé la saisie de son deuxième appareil à Dublin à la suite d'une procédure judiciaire intentée par une société minière américaine, Miminco, réclamant à l'État congolais une créance impayée de 10 millions de dollars.

Quelque jours plus tard, le fonds d'investissement américain FG Hemisphere saisissait à son tour la justice irlandaise pour tenter d'obtenir un recouvrement de dette de l'État congolais.

FG Hemisphere a la réputation d'un "fonds vautour", c'est-à-dire qu'ils se spécialise dans le rachat à bas prix de titres de dette publique de pays pauvres dont il cherche à obtenir le remboursement par tous les moyens en vue d'un profit maximal.

Il avait tenté en vain il y a quelques années d'obtenir une décision de justice contraignant Kinshasa à lui verser plus de 100 millions de dollars.

Kinshasa avait annoncé mercredi avoir obtenu gain de cause dans le "bras de fer de l'Airbus". Selon une source proche de l'affaire, la partie congolaise "a gagné sur le fond", mais les questions liées au recouvrement des dettes de l'État congolais, remontant à la dictature de Mobutu Sese Seko (1965-1997), restent "pendantes".

Air France est engagée auprès de Congo Airways par un contrat d'assistance technique en vue de permettre à l'État congolais de faire émerger une compagnie nationale viable.

Le trafic aérien en RDC, immense pays au coeur de l'Afrique, est assuré aujourd'hui par les Nations unies (essentiellement pour leurs besoins internes ou des besoins humanitaires) et par quelques compagnies locales, toutes sur la liste noire des compagnies aériennes établie par l'UE.

Le développement de Congo Airways doit s'accompagner d'une remise à niveau des infrastructures de transport aérien dans ce pays parmi les moins développés au monde.

mj/dom

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