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Vente d'armes à l'Arabie saoudite: Harper se justifie en comptant les emplois

RIVIÈRE-DU-LOUP, Qc — Stephen Harper persiste et signe.

Le chef conservateur a dit jeudi soir qu'il ne fallait pas punir des ouvriers d'une usine ontarienne pour les mauvais traitements que l'Arabie saoudite fait subir à Raïf Badawi. C'était pendant un débat des chefs où les discours se sont quelques fois emballés.

Mais vendredi après-midi, M. Harper répétait le même raisonnement.

De passage à Rivière-du-Loup pour y promettre baisses de taxes et d'impôts, le chef conservateur a dû répondre à trois questions — sur les cinq autorisées — sur sa déclaration de la veille.

Il a dit que le contrat de vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite était très couru, que c'était le plus important contrat d'exportation de l'histoire canadienne — à 15 milliards $. Et puis oui, on peut avoir des mésententes avec certains alliés, mais ça ne doit pas empêcher le gouvernement de rechercher les meilleurs intérêts de l'économie canadienne et des travailleurs canadiens.

M. Harper était dans un comté perdu de justesse par son parti en 2011, après un recomptage judiciaire. Les conservateurs espèrent que leur discours sur l'économie d'abord et avant tout charme les électeurs de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière du Loup.

En faisant son discours, le chef conservateur a eu, le temps d'un instant, l'air d'un vendeur, alors qu'il a offert de donner «une garantie supplémentaire». Sa garantie: une loi qui empêcherait toute hausse de taxe ou d'impôt fédéral pour les quatre ans de mandat du prochain gouvernement.

La Presse Canadienne

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