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Le chef de l'agence nucléaire de l'ONU a confiance en la bonne foi de l'Iran

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique des Nations unies a réfuté les critiques sur l'idée de laisser des experts iraniens prélever eux-mêmes des échantillons voués à déterminer si la République islamique a déjà travaillé clandestinement sur des armes nucléaires.

En entrevue, Yukiya Amano s'est dit convaincu que le processus est sans faille. M. Amano s'est entretenu avec l'Associated Press moins d'une semaine après avoir confirmé que les Iraniens avaient effectué l'échantillonnage environnemental à un site où de présumées expériences avaient eu lieu.

C'est généralement du personnel de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui s'occupe d'analyser l'équipement et prélever des échantillons de terre et d'air sur les sites qui pourraient avoir servi à des activités nucléaires clandestines.

Il y a une semaine, soulignant au passage que les Iraniens étaient supervisés par l'AIEA, M. Amano s'était dit confiant «jusqu'à maintenant» que les échantillons étaient authentiques.

Il semble être allé plus loin, jeudi. Bien qu'il ait refusé de dire jusqu'où l'analyse du laboratoire de son agence était rendue, il a affirmé être «très certain que les échantillons sont authentiques».

Le présumé test de déclencheurs explosifs de bombe nucléaire au site militaire de Parchin est l'une des quelque dix expériences soupçonnées sur lesquelles l'AIEA tente d'enquêter depuis plus de dix ans. L'Iran nie avoir travaillé à fabriquer de telles armes et martèle que son programme nucléaire vise à produire de l'énergie et à assurer des avancées scientifiques et médicales.

Il est dans l'intérêt de Téhéran de collaborer à l'évaluation finale de l'AIEA sur ces allégations, qui est prévue le 15 décembre. Ce rapport constituera un développement important en lien avec l'entente nucléaire conclue entre l'Iran et les six puissances mondiales en juillet dernier. Il aidera à déterminer si toutes les sanctions économiques qui lui étaient imposées en raison de ses activités nucléaires seront levées.

M. Amano, qui a rencontré le président iranien, Hassan Rouhani, et d'autres diplomates au cours de la fin de semaine dernière, à Téhéran, a affirmé qu'ils étaient enclins à «accélérer le processus».

Même après avoir échoué, ce mois-ci, à faire rejeter l'entente nucléaire par le Congrès américain, des républicains continuent de s'inquiéter du site de Parchin. Ils considèrent que de donner à des autorités iraniennes le droit de récolter les échantillons sur le terrain relève de «l'auto-inspection» et est un exemple de ce qu'ils considèrent comme des concessions superflues faites pour l'accord.

Yukiya Amano rejette purement et simplement ces interprétations, affirmant que des vidéos, des photos et des modules de surveillance par GPS conformes l'assurent de l'intégrité du processus d'échantillonnage. Il a refusé de dire si des employés de l'AEIA se trouvaient sur le site au moment du prélèvement. L'Iran a affirmé qu'il n'y en avait aucun.

George Jahn, The Associated Press

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