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La citation de la semaine : Robert Dutil et la dictature de la langue de bois (VIDÉO)

«Si par malheur j’ai fait une phrase un peu mal tournée, ben c’est ça qui va sortir. Pis ça va sortir tellement vite que je vais être obligé pendant deux jours de rectifier la phrase.»

QUÉBEC – Élu pour la première fois en 1985, Robert Dutil estime que la rapidité croissante des médias électronique complique de nos jours le travail des politiciens.

Le député libéral de Beauce-Sud a annoncé mardi qu’il démissionne afin de rejoindre l’entreprise familiale, Canam-ponts.

Durant le point de presse, Robert Dutil a confié que le métier de politicien a changé depuis la première fois qu’il a été élu à l’Assemblée nationale, il y a 30 ans. «Les communications sont beaucoup plus rapides. Là, on fait un scrum [NDLR : un impromptu de presse] : si par malheur j’ai fait une phrase un peu mal tournée, ben c’est ça qui va sortir. Pis ça va sortir tellement vite que je vais être obligé pendant deux jours de rectifier la phrase», dit-il.

«C’est pour ça que je fais toujours bien attention à la façon dont je tourne mes phrases», ajoute-t-il.

Désormais, chaque petit écart de langage est rapporté, poursuit-il. «C’est fer sur fer, c’est acier sur acier. Il n’y a plus de tampon. Alors, quand il y a un frottement, ça fait des étincelles.»

Et vous, qu’en pensez-vous? Les médias s’intéressent-ils trop aux faux pas des élus?

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