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Après la pause du débat, les chefs reprennent leurs discours et leurs promesses

OTTAWA — Les chefs des cinq partis politiques ont repris la route, les discours et les promesses.

Jeudi soir, Stephen Harper, Thomas Mulcair, Justin Trudeau, Gilles Duceppe et Elizabeth May ont croisé le fer dans un débat télévisé de deux heures qui a donné lieu à quelques affrontements crus.

Vendredi matin, ils étaient chacun remontés dans leur caravane, tentant de maintenir l'intérêt des électeurs qui aurait été éveillé par l'exercice du débat.

À Trois-Rivières, M. Duceppe a livré un discours dans lequel il a dit sentir qu'il avait dorénavant le vent dans le dos. Le chef bloquiste juge que le débat l'a bien servi et que les votes des Québécois, le 19 octobre, vont retourner à sa formation.

À Sainte-Catherine de Jacques-Cartier, M. Mulcair a promis 105 millions $ en trois ans à l'industrie forestière. L'argent, pour la recherche, le développement et la promotion des produits de cette industrie, créerait 2500 emplois, d'après le chef du NPD.

M. Mulcair s'est également engagé à réécrire complètement l'entente canado-américaine sur le bois d'oeuvre, qui vient à échéance le 12 octobre.

Selon M. Mulcair, cette entente était une «erreur monumentale» qui a «saccagé» l'industrie.

À Brampton, en Ontario, M. Trudeau a repris son discours sur la nécessité d'aider la classe moyenne.

Il a aussi promis de faciliter la réunification des familles des immigrants. Il a reproché aux conservateurs les trop longs délais d'attente pour ce genre de demandes d'immigration au Canada et a promis de faire mieux.

M. Trudeau a également annoncé que son parti publiera samedi sa plateforme électorale avec tous les chiffres qui doivent l'accompagner.

Le chef libéral ne sera pas là pour l'exercice. Il ne répondra aux questions des journalistes que lundi soir, après le quatrième débat des chefs, prévu à Toronto.

M. Harper était attendu à Rivière-du-Loup. Son commentaire, lors du débat, pour justifier la vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite lui attirait encore les foudres de ses rivaux bloquiste et néo-démocrate. M. Harper a justifié cette vente en disant qu'il serait injuste «de punir des travailleurs dans une usine à London» pour le sort de Raïf Badawi.

Lina Dib, La Presse Canadienne

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