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24/09/2015 08:31 EDT | Actualisé 24/09/2015 08:31 EDT

Le pape François, accueilli en star à New York (VIDÉO)

Le pape François a été accueilli jeudi soir en star à New York, salué par les cris de joie de milliers de personnes massées sur la Ve avenue, pour la deuxième étape de son voyage aux Etats-Unis.

Le souverain pontife de 78 ans arrivait de Washington, après un discours historique devant les deux chambres réunies du Congrès.

Il doit rester un peu plus de 36 heures dans la ville qui ne dort jamais, coeur de la finance et terre d'adoption de millions d'immigrants, où il n'était jamais venu de sa vie.

Sa première étape new-yorkaise a été jeudi soir la cathédrale Saint Patrick, sur la Ve avenue, pour une prière du soir.

Pour le dernier tronçon de son parcours sur la célèbre avenue, avant d'arriver à la cathédrale, le pape a troqué sa désormais célèbre Fiat 500 pour sa papamobile, sous les cris de joie de la foule qu'il a bénie, extrêmement souriant.

Le souverain pontife, quatrième pape en 50 ans à visiter New York, a ensuite été accueilli sur les marches de la cathédrale par le gouverneur catholique de New York Andrew Cuomo, le maire de la ville Bill de Blasio, l'archevêque de New York Timothy Dolan et plusieurs autres dignitaires, avant la prière du soir réunissant quelque 2 500 membres du clergé.

Cinq événements sont à son programme vendredi: un discours à l'ONU, une célébration oécuménique au musée du 11-Septembre, la visite d'une école à Harlem, une procession à Central Park et une messe dans l'immense complexe multisports du Madison Square Garden, en présence de quelque 20 000 personnes.

Son premier voyage aux Etats-Unis est marqué par des foules enthousiastes et des discours sur les thèmes qui lui sont chers, immigration, changement climatique et justice sociale.

A New York, certains fidèles s'étaient levés très tôt pour tenter de l'apercevoir. Dolores Prebo, jeune mère d'origine équatorienne était arrivée à 1h00 du matin sur la Ve avenue, avec son fils de 20 mois dans sa poussette. "C'est important", a-t-elle expliqué. "C'est notre pape".

Assise sur le rebord de la vitrine d'un magasin de luxe, Josefina Oscco, une Péruvienne de 87 ans était venue du New Jersey voisin. "Vous avez vu comme il parle bien?" confiait-elle. "C'est le pape des gens".

- Sécurité draconienne -

Des mesures draconiennes de sécurité avaient été mises en place, et les abords de la cathédrale Saint Patrick étaient protégés par des grilles de près de trois mètres de haut, en plus des habituelles barrières métalliques pour encadrer les foules.

De nombreuses rues latérales avaient été fermées et des policiers étaient postés à toutes les intersections.

Depuis le début mardi de son voyage de six jours aux Etats-Unis, Jorge Bergoglio a été reçu à la Maison Blanche, occasion pour le président Barack Obama d'afficher leurs convergences de vue sur le climat, la diplomatie ou encore la nécessité de lutter pour les millions d'exclus à travers le monde.

Le leader spirituel des 1,2 milliard de catholiques du monde a également insisté à plusieurs reprises sur l'accueil des immigrants, pris le temps d'embrasser et bénir des enfants et canonisé un missionnaire espagnol, Junipero Serra, évangélisateur controversé des Indiens en Californie. Il a aussi rencontré des sans-logis à Washington.

Jeudi, il a demandé aux élus du Congrès américain d'assumer leurs responsabilités vis-à-vis du monde, insistant sur le "bien commun". Il a affirmé son opposition à la peine de mort, évoquant également, dans un anglais lent et avec un fort accent, sa préoccupation face à la famille "menacée, peut-être comme jamais auparavant".

Le ton est resté prudent et chaleureux pour la classe politique américaine et il a fait l'éloge de la générosité, des idéaux de liberté et du "rêve américain".

Après son intervention, il a salué et béni, depuis le balcon du Congrès, quelque 50

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000 personnes massées à proximité.

Galerie photo Le pape François à Washington Voyez les images