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24/09/2015 04:44 EDT | Actualisé 24/09/2016 05:12 EDT

Le logiciel au coeur du scandale Volkswagen serait aussi installé en Europe

BERLIN — Le logiciel au coeur du scandale sur les émissions des automobiles américaines de Volkswagen a aussi été installé dans les véhicules vendus par le constructeur en Europe, a indiqué jeudi l'Allemagne, mais il n'était pas clair s'il avait permis de tromper les autorités européennes comme il l'a fait aux États-Unis.

Au lendemain de la démission du chef de la direction Martin Winterkorn en lien avec le scandale, un membre du comité de supervision de Volkswagen a indiqué s'attendre à ce que d'autres dirigeants démissionnent.

Le conseil de la société doit se rencontrer vendredi et pourrait annoncer de nouveaux départs, ainsi que l'identité du prochain grand patron.

L'agence de protection environnementale des États-Unis (EPA) a dévoilé vendredi qu'un logiciel installé sur les modèles VW d'automobiles 2009 à 2015 alimentées par moteur diesel 2,0 faisait en sorte que les véhicules émettaient moins de gaz polluants lorsqu'ils étaient soumis à des tests réglementaires que lors de leur utilisation normale.

L'EPA a accusé VW d'avoir installé le logiciel trompeur dans 482 000 automobiles vendues aux États-Unis. Le constructeur automobile allemand a par la suite reconnu qu'un logiciel semblable était présent dans 11 millions d'automobiles au diesel vendues à travers le monde, et qu'il avait mis de côté 6,5 milliards d'euros (soit environ 7,2 milliards $ US) pour couvrir les coûts du scandale.

Volkswagen a indiqué aux autorités que les véhicules en question comprenaient des automobiles avec des moteurs diesel de 1,6 litre et 2,0 litres vendus en Europe, a indiqué jeudi le ministre du Transport allemand, Alexander Dobrindt.

«Nous n'avons toujours pas de données sur la proportion des 11 millions d'automobiles touchées qui se trouvent en Europe», a précisé M. Dobrindt. «Cela se précisera dans les quelques prochains jours.»

Les autorités continueront à travailler avec Volkswagen pour déterminer avec plus de précisions quels sont les véhicules touchés.

L'impact du scandale sur les autres marques du Groupe Volkswagen est difficile à prédire. L'entreprise compte 12 marques en tout, incluant Seat, Audi, Skoda et Porsche. On ne sait toujours pas si le logiciel de Volkswagen aurait permis de tromper les tests sur les émissions ailleurs qu'aux États-Unis.

Le ministre Dobrindt a mis sur pied cette semaine une commission d'enquête pour étudier le scandale. Les autorités du transport automobile procèdent à divers examens sur les modèles de Volkswagen ainsi que d'autres automobiles mises en marché par d'autres constructeurs, allemands ou étrangers.

En France, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a annoncé jeudi la tenue de 100 tests aléatoires sur environ 100 automobiles françaises pour s'assurer que leurs moteurs respectent les normes en matière de gaz polluants.

L'ex-patron de Volkswagen Martin Winterkorn a indiqué mercredi qu'il prenait la responsabilité pour les «irrégularités» découvertes par les inspecteurs américains dans les moteurs diesel, mais il a insisté pour dire qu'il n'avait personnellement commis aucun acte répréhensible.

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