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23/09/2015 13:59 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Sierra Leone: des milliers de sans-abri à Freetown après des inondations meurtrières

Quelque 9.000 personnes demeuraient mercredi sans abri à Freetown, la capitale sierra-léonaise, depuis les inondations causées par des pluies torrentielles la semaine dernière, qui ont fait dix morts selon un nouveau bilan officiel.

Le précédent bilan officiel, communiqué le 17 septembre, au lendemain des inondations, était de neuf morts à Freetown, où les pluies torrentielles qui se sont abattues pendant cinq heures ont détruit des maisons, emporté des véhicules et autres biens dans une vingtaine de quartiers. Les eaux ont également dévasté l'Hôpital Connaught, le plus grand de la ville.

Depuis lors, les sans-abri sont hébergés sous des tentes dans deux stades, dont le plus grand de la capitale, ont expliqué les services gouvernementaux coordonnant les opérations d'assistance aux sinistrés.

Environ 1.000 logements doivent être construits pour les victimes des inondations, mais les travaux devraient durer trois mois, a affirmé à la presse Buya Kamara, chef de la Société nationale d'habitat.

Il pleut six mois par an à Freetown, ville surpeuplée d'environ 1,2 million d'habitants.

Le ministre de la Santé a mis en garde contre les risques accrus de maladies liées à l'eau, comme le choléra, en raison des inondations, et promis de fournir des soins gratuits aux malades 24 heures sur 24.

Ces inondations ont frappé la Sierra Leone alors que ce pays anglophone tente de se débarrasser du virus Ebola, à l'origine d'une épidémie ayant causé plus de 11.000 morts en Afrique de l'Ouest depuis fin 2013, un bilan que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime sous-évalué.

Ces décès dus à Ebola se concentrent à plus de 99% en Sierra Leone et dans deux pays voisins, la Guinée et le Liberia.

Des mesures de prévention et de dépistage du virus sont appliquées sur les sites d'hébergement temporaires des sinistrés des inondations, selon le Centre national anti-Ebola (NERC).

"Jusqu'à présent, personne n'a montré de symptôme d'Ebola", a souligné un porte-parole du NERC, James Bangura.

"Toutefois, puisque la plupart des gens (victimes des inondations) viennent de bidonvilles où Ebola sévissait, nous surveillons la situation de près", a-t-il ajouté.

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