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23/09/2015 02:23 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Séoul et Washington tentent d'accorder leurs violons face à Pyongyang

Des responsables américains et sud-coréens ont entamé mercredi à Séoul des discussions de haut niveau pour tenter d'affiner leur position commune face à la menace balistique et nucléaire nord-coréenne.

Ces deux jours de réunion font suite à des déclarations nord-coréennes laissant craindre que Pyongyang ne lance par fusée des satellites le 10 octobre à l'occasion du 70e anniversaire de son parti unique, et procède ensuite à un nouvel essai nucléaire.

Le Nord assure que ses tirs de fusées visent à mettre sur orbite des satellites à usage non militaire, tandis que les Etats-Unis et leurs alliés les voient comme des tests de missiles balistiques déguisés, qui lui sont pourtant interdits.

A l'ouverture des discussions mercredi, un responsable du ministère sud-coréen de la Défense, Yoo Jeh-Seung, a indiqué que cette rencontre visait à "affiner la position commune en matière de Défense" de la Corée du Sud et des Etats-Unis.

"C'est particulièrement important au moment où les menaces nucléaire et balistique de la Corée du Nord s'accentuent", a-t-il dit, selon l'agence Yonhap.

Mercredi dernier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait lancé un nouvel avertissement à la Corée du Nord, prévenant qu'elle s'exposait à de "graves conséquences" si elle "ne s'abstenait pas de provocations irresponsables qui attisent les inquiétudes régionales".

"Notre position est claire: nous n'accepterons pas que la Corée du Nord soit un Etat nucléaire militaire, tout comme nous l'avions dit pour l'Iran", avait insisté M. Kerry.

La Corée du Nord a annoncé la semaine dernière le redémarrage d'un réacteur considéré comme sa principale source de plutonium de qualité militaire.

Si, comme beaucoup d'observateurs le soupçonnent, Pyongyang effectue un nouveau tir de fusée aux alentours du 10 octobre, alors la possibilité d'un nouvel essai nucléaire serait aussi à craindre.

Le dernier lancement nord-coréen de fusée, en décembre 2012, avait entraîné une escalade des tensions qui avait culminé, deux mois plus tard, avec le troisième essai nucléaire de Pyongyang.

Des images satellites récentes ont montré que le Nord avait modernisé son principal site de lancement de satellites, à Sohae. Néanmoins, les experts jugent qu'aucune activité suggérant un lancement imminent n'est visible.

La fusée Unha-3 envoyée dans l'espace en décembre 2012 est considérée comme un prototype de missile balistique intercontinental. Mais Pyongyang n'a pas encore prouvé qu'il maîtrisait la technologie de rentrée atmosphérique.

bur/gh/jac/ros