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23/09/2015 08:51 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Réfugiés: la Commission européenne propose de mobiliser 1,7 milliard d'euros supplémentaires

La Commission européenne a proposé mercredi de mobiliser 1,7 milliard d'euros de fonds supplémentaires de l'UE pour faire face à l'afflux de réfugiés, avant un sommet extraordinaire des chefs d'Etats et de gouvernements à Bruxelles sur la crise migratoire.

Ces fonds supplémentaires porteraient à 9,2 milliards d'euros les fonds que compte consacrer sur deux ans l'Union européenne à la résolution de la crise, en englobant des montants qui avaient déjà été annoncés par ailleurs, a précisé la commissaire au Budget Kristalina Georgieva.

Ces nouvelles propositions de la Commission européenne doivent être soumises au chefs d'Etats et de gouvernements qui se réunissent mercredi soir à Bruxelles, après que les ministres de l'Intérieur ont décidé la veille de se répartir l'accueil de 120.000 réfugiés.

Une partie de ces fonds supplémentaires (600 millions d'euros) a notamment pour objectif d'accroître les moyens de l'agence Frontex (chargée de la coordination de la gestion des frontières), de l'Easo (l'agence de politique européenne en matière d'asile) et d'Europol.

La Commission demande également de soutenir le fonds déjà mis en place pour la Syrie, à hauteur de 500 millions d'euros tirés du budget européen, qui devraient être complétés par des versements des Etats membres.

Une enveloppe de 300 millions d'euros serait par ailleurs destinée à accroître en 2016 l'aide humanitaire aux réfugiés, selon la Commission européenne qui appelle les Etats membres à apporter des contributions au Programme alimentaire mondial (PAM), qui a dû réduire ses actions faute de moyens.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a rappelé de son côté que l'afflux de réfugiés en Europe était lié au manque de fonds des agences humanitaires intervenant dans les camps proches de la Syrie.

"La relocalisation (de 120.000 réfugiés) n'est qu'une brique de l'édifice", a-t-elle souligné, estimant que les actions que devait désormais mener l'UE au-delà de ses frontières étaient "fondamentales".

Le Commissaire européen chargé de la migration, Dimitris Avramopoulos, a détaillé les projets de la Commission européenne pour renforcer les frontières extérieures de l'UE.

Les "hotspots" en Italie et en Grèce, où doivent être accueillis et enregistrés les migrants et à partir desquels seront relocalisés les réfugiés, "doivent être opérationnels d'ici la fin de la semaine", a-t-il dit.

"Nous allons renforcer Frontex et développer un système européen de garde-frontières et de garde-côtes qui soit pleinement opérationnel", a-t-il précisé, rappelant que la Commission allait faire une proposition en ce sens d'ici la fin de l'année.

cds/agr/at