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23/09/2015 08:38 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Paris appelle Ryad à "surseoir" à l'exécution d'un jeune manifestant

La France a appelé mercredi l'Arabie saoudite à "surseoir" à l'exécution d'Ali Mohammed al-Nimr, un homme condamné à mort alors qu'il était mineur, et qui pourrait être exécuté de façon imminente.

"La France est préoccupée par la situation d'Ali Mohammed al-Nimr, condamné à mort alors qu'il était mineur au moment des faits", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Romain Nadal, rappelant l'opposition de la France à la peine capitale "en tous lieux et toutes circonstances".

"La France a toujours la même réaction, elle est très ferme et très claire : en toute occasion, tout pays, quel qu'il soit, nous refusons la peine de mort", a renchéri de son côté le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l'issue du Conseil des ministres.

Ali Mohammed al-Nimr a été accusé d'appartenir à une organisation criminelle après avoir participé à des manifestations du Printemps arabe en 2012, lorsqu'il avait 17 ans, et condamné à mort. Des experts de l'ONU ont appelé mardi Ryad à "annuler" cette exécution.

Amnesty International a indiqué en août qu'au moins 2.208 personnes avaient été exécutés en Arabie saoudite entre janvier 1985 et juin 2015, dont près de la moitié étaient des étrangers. Des mineurs et des handicapés mentaux figuraient également parmi les personnes exécutées.

cf/bpi/mct