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23/09/2015 17:44 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Mondiaux-2015 - Contre-la-montre: fin de l'attente pour l'Italie et la France

L'Italie et la France ont mis fin à une longue attente en décrochant des médailles dans le contre-la-montre des Championnats du monde de cyclisme gagné par le Bélarusse Vasil Kiryienka, mercredi à Richmond (Virginie, est).

Derrière Kiryienka, titré pour la première fois à l'âge de 34 ans, l'Italien Adriano Malori a décroché la médaille d'argent et le Français Jérôme Coppel la médaille de bronze au terme des 53,5 kilomètres.

Ces deux pays forts du cyclisme ont récolté leur... deuxième médaille dans l'histoire de la discipline, inscrite au programme des Mondiaux depuis 1994.

L'Italie attendait ce résultat depuis 1994 (argent pour Andrea Chiurato), la France depuis 1997 (or pour Laurent Jalabert).

"Mon objectif personnel était de faire mieux que ma sixième place de Ponferrada (Espagne) l'an dernier. Passer de la sixième à la deuxième place est très positif", s'est félicité Malori (27 ans), bien qu'il n'ait été devancé que de 9 secondes par Kiryienka.

"Je pensais plutôt à une place dans les dix premiers", a renchéri Coppel (29 ans). "Mais j'étais dans un jour exceptionnel".

Les favoris théoriques ont essuyé une défaite inattendue. L'Allemand Tony Martin, trois fois vainqueur, n'a pu faire mieux que septième, à 1 min 16 sec du vainqueur, sur le rapide parcours bouclé par Kiryienka à la moyenne de 51,368 km/h.

Le Néerlandais Tom Dumoulin, troisième l'an passé, a pris la cinquième place, devant l'Australien Rohan Dennis (6e) qui a été retardé de surcroît par un problème mécanique et a dû changer de vélo.

- L'efficacité de Kiryienka -

Kiryienka, qui s'est imposé à la moyenne de 51,368 km/h, est monté pour la deuxième fois sur le podium mondial du contre-la-montre, trois ans après sa médaille de bronze de Valkenburg (Pays-Bas). Ces deux dernières années, il avait dû se contenter de la quatrième place.

Vainqueur du contre-la-montre du Giro en mai, il a gagné le mois suivant le chrono des Jeux européens à Bakou.

Ce coureur d'une redoutable efficacité, qui a perdu plusieurs membres de sa famille dans la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, s'est imposé sur la piste (champion du monde de course aux points en 2008) avant de réussir dans les étapes de montagne. Il est devenu l'un des hommes de base de l'équipe Sky sans chercher un rôle supérieur à celui de mercenaire bien appointé.

"Je peux supporter la pression dans une course d'une semaine au maximum, pas sur trois semaines, affirmait-il après sa victoire dans le Giro. Etre leader serait difficile pour moi".

En tête à tous les pointages intermédiaires, Kiryienka n'a laissé aucun doute sur sa supériorité à Richmond bien qu'il ait légèrement faibli dans la seconde moitié de course par rapport à Malori.

"Je remercie mon équipe de m'avoir laissé l'opportunité de de préparer le championnat du monde. Cette année, je n'ai pas couru le Tour de France, j'ai fait le Giro et la Vuelta", a relevé le coureur du Belarus, seul représentant de son pays à figurer sur le podium du contre-la-montre des Mondiaux.

jm/pyv