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23/09/2015 06:48 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Migrants: Le Premier ministre bulgare sceptique sur les effets du sommet de l'UE

Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov s'est déclaré sceptique mercredi sur les résultats à attendre du sommet extraordinaire de l'Union européenne, affirmant que la clé de la crise migratoire en cours reposait entre les mains des Etats-Unis et de la Russie, autour d'un accord sur la Syrie.

"Rien ne sera résolu tant que l'Amérique et la Russie ne se mettent pas d'accord sur la Syrie", a estimé M. Borissov devant des journalistes à Sofia.

"Je pars à contre-coeur pour assister (au sommet) et dire cela sans être entendu", a ajouté le chef du gouvernement, connu pour son franc-parler, avant son départ pour Bruxelles.

Qualifiant de "tsunami" l'afflux de réfugiés vers l'Europe, il a estimé que "de nouvelles vagues (de migrants) se succèderont" depuis l'Afrique.

Sofia accepte, à la différence d'autres pays d'Europe de l'est, le principe de quotas obligatoires de relocation des migrants. Mardi, les 28 pays de l'UE ont accepté de se répartir 120.000 réfugiés irakiens, syriens et érythréens arrivés depuis fin août en Grèce et en Italie, par un vote à la majorité qualifiée.

En Bulgarie, "nous accepterons 1.200 personnes et on en finit avec les quotas. Mais le problème ne sera pas résolu", a souligné M. Borisov.

Située au nord-ouest de la Turquie, la Bulgarie est contournée par le principal flux de migrants vers l'Europe occidentale. Elle était la première à fermer ses frontières dès l'an dernier par une clôture en barbelés de 30 kilomètres en cours d'allongement, et par la présence de 2.000 policiers et militaires.

Les migrants, notamment syriens, irakiens et afghans, y sont systématiquement enregistrés.

Le vice-ministre de l'Intérieur Filip Gounev a cependant admis que la majorité des 16.000 migrants détenus depuis le début de l'année aux frontières et à l'intérieur du pays, étaient illégalement repartis vers l'Europe occidentale.

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