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23/09/2015 09:21 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Les villes pourront dicter les conditions de travail de leurs employés

Québec s'apprête à modifier le rapport de force qui oppose les municipalités à certains de leurs employés en permettant aux villes de décréter les conditions de travail de ces derniers. 

Ce serait l'une des nombreuses mesures incluses dans la proposition de pacte fiscal qui sera présentée cet après-midi, aux membres de l'Union des municipalités du Québec, qui sont réunis à Lévis.

L'autre regroupement de municipalités, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) doit, elle aussi, se prononcer cette semaine sur la proposition du gouvernement qui n'a pas encore été rendue publique.

Les municipalités estiment que la formule actuelle les désavantage dans leurs négociations avec les syndicats, ce qui entraîneraient des augmentations de salaire trop élevées.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, ce matin, le ministre des Affaires municipales du Québec, Pierre Moreau, a affirmé qu'il entendait répondre aux demandes des villes qui souhaitent rééquilibrer ce rapport de force.

Pierre Moreau a expliqué que le droit au lock-out est incompatible avec les responsabilités des municipalités, dont il juge les services essentiels.

M. Moreau a cependant estimé que le recours à l'arbitrage, en cas d'impasse dans des négociations, ne doit pas empêcher les élus de se prononcer.

Le ministre a estimé que les élus sont ceux qui doivent prendre les engagements financiers dans la gestion des relations de travail.

« Ce qu'on nous demande de revoir, c'est de dire: pour quelle raison une personne non élue, qui n'a pas d'imputabilité, serait celle qui viendrait imposer le fardeau fiscal aux contribuables », a-t-il dit.

Avec les informations de Hugo Lavallée et de Davide Gentile