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23/09/2015 17:16 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

La libération de Fahmy et le projet Keystone ébranlent les conservateurs

OTTAWA — Les conservateurs pourraient bien se faire prendre à leur propre jeu sur l'échiquier des affaires internationales.

Depuis le début de la campagne électorale, les troupes de Stephen Harper ont fait de la sécurité et de l'économie leurs thèmes de prédilection.

Mais la libération au Caire, mercredi, du journaliste canado-égyptien Mohamed Fahmy et le rejet, mardi, du projet d'oléoduc Keystone XL par la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton n'ont fait que fourbir les armes de ceux qui pourfendent la politique étrangère de Stephen Harper.

La chef du Parti vert Elizabeth May a déclaré mercredi que le premier ministre aurait dû en faire plus et plus rapidement — tel qu'appeler personnellement le président égyptien — pour faire libérer M. Fahmy.

Pour sa part, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a dit partager l'opinion de Mme Clinton quant à l'oléoduc Keystone puisque le pipeline va tout bonnement siphonner les emplois du Canada vers les États-Unis.

Quant au ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson, il a défendu le gouvernement, précisant qu'il avait fait pression pour obtenir la libération de M. Fahmy et qu'il continuerait à effectuer des démarches auprès de l'administration Obama pour qu'elle approuve le projet Keystone.

La Presse Canadienne