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23/09/2015 07:11 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Complot contre Via : les 2 terroristes doivent connaître leur peine aujourd'hui

Le Montréalais Chiheb Esseghaier et son complice torontois Raed Jaser devraient connaître leur peine aujourd'hui, après avoir été reconnus coupables en mars dernier d'avoir conspiré pour le compte d'Al-Qaïda afin de faire dérailler un train de Via Rail en 2012.

Le complot avait été déjoué par une taupe du FBI.

Les deux terroristes sont passibles de 25 ans d'emprisonnement pour chacune des accusations de complot, en plus de 10 ans, pour participation à des activités terroristes. La Couronne a demandé la prison à vie contre les deux hommes, alors que l'avocat de Jaser prône une peine de 5 ans et demi.

Quant à Esseghaier, l'ami de la cour assigné à sa défense a soutenu, durant les audiences de détermination de la peine, que les tribunaux devaient forcer ce dernier à suivre un traitement contre son apparente schizophrénie. Me Russell Silverstein a affirmé qu'il existait des preuves irréfutables montrant que le Montréalais, qui refusait d'avoir un avocat et voulait se défendre selon le Coran, est malade et que deux prestigieux psychiatres de la province ont déclaré qu'il était atteint d'une psychose.

Toutefois, le magistrat a refusé sa requête.

Dans ses nombreux esclandres au tribunal, Esseghaier a dit ne pas croire que nous étions en 2015, parce qu'on lui a annoncé sa résurrection prochaine le 25 décembre 2014 à l'âge de 33 ans comme le prophète Jésus.

La non-responsabilité criminelle?

La Couronne a affirmé de son côté qu'il importait de condamner Esseghaier au plus vite pour le faire soigner dans un institut psychiatrique pénitentiaire. Les procureurs ont soutenu lors des audiences de détermination de la peine qu'il était sain d'esprit au moment où il a commis son crime il y a trois ans.

L'ami de la cour a plutôt affirmé qu'Esseghaier était malade depuis 2009, depuis qu'il a eu la révélation sur sa mort, et que ses symptômes se sont développés de façon latente jusqu'à l'apparition progressive de sa psychose. Me Silverstein a invoqué la défense de la non-responsabilité criminelle, mais le juge l'a empêché de plaider à ce sujet, affirmant qu'il n'existait aucune preuve scientifique en ce sens.