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23/09/2015 11:42 EDT | Actualisé 23/09/2016 01:12 EDT

Burkina: le président de la transition officiellement réinstallé à la tête du pays

Le président de la transition au Burkina Faso, Michel Kafando, a été officiellement réinstallé à la tête du pays une semaine après avoir été renversé par un putsch, lors d'une cérémonie publique mercredi en présence de chefs d'Etat de la région.

"Depuis ma prise de fonctions, je n'ai eu cesse de prôner le dialogue entre les forces vives de la nation et d'aller aux élections qui demeurent l'objectif primordial", a déclaré M. Kafando lors de cette cérémonie à Ouagadougou.

"Nous restons déterminés à poursuivre cette exaltante mission que les Burkinabè nous ont confiée, celle de mettre en place des institutions crédibles et fiables pour le Burkina nouveau que nous sommes décidés à bâtir dans la démocratie vraie et la justice", a-t-il poursuivi.

"La réaction de notre jeunesse, la réprobation générale de la communauté internationale, la condamnation unanime de ce coup d'Etat confortent notre certitude que nous sommes sur la bonne voie et que notre cause est juste, advienne que pourra", a-t-il conclu sous les applaudissements.

Les présidents du Bénin Thomas Boni Yayi, du Ghana John Dramani Mahama, du Niger Mahamadou Issoufou, ainsi que le vice-président nigérian Yemi Osinbajo assistaient à la cérémonie.

Le Premier ministre Isaac Zida, le gouvernement, le président de l'assemblée intérimaire Chérif Sy ont également été rétablis dans leurs fonctions et étaient présents.

"Cette cérémonie symbolise la poursuite de la transition vers une élection libre et apaisée (...) Le rôle de la Cédéao ne peut être que de soutenir et accompagner les efforts des Burkinabè dans la poursuite de la transition civile", a pour sa part souligné le président Boni Yayi.

M. Kafando avait été renversé le 17 septembre par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée burkinabè et garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré.

Les putschistes avaient déclaré suspendre toutes les institutions du régime de transition.

Le putsch avait porté un brusque coup d'arrêt à l'organisation d'élections générales prévues en octobre, censées clore la période de transition ouverte par la chute de l'ex-président, chassé par un soulèvement populaire en octobre 2014.

Mardi soir, le chef des putschistes et ancien bras droit de Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré avait confirmé à l'AFP que M. Kafando serait "remis en selle" mercredi.

Vers 15H30 locales et GMT, peu après la fin de la cérémonie officielle, le général Diendéré rencontrait à huis clos les présidents nigérien, béninois et le vice-président nigérian.

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