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Les équipes de Formule Un s'opposent aux mesures de réduction des coûts

SINGAPOUR — Les propositions pour instaurer une limite des dépenses pour les moteurs et une interdiction d'utiliser la soufflerie ne font pas le bonheur des équipes de Formule Un.

Le Groupe stratégique de F1 — qui comprend l'organisme qui chapeaute le sport automobile international (FIA), la branche commerciale dirigée par Bernie Ecclestone et les six principales équipes — aurait approuvé les deux propositions de façon très serrée.

Les propositions devront aussi recevoir l'accord des organismes de réglementation pour entrer en vigueur.

Mercedes, l'un des quatre manufacturiers de moteurs en F1 et une équipe qui appuie l'utilisation très dispendieuse de la technologie en soufflerie pour aider au développement aérodynamique des bolides, est opposé à ces deux mesures.

Toto Wolff, le directeur de Mercedes, a déclaré que la volonté d'instaurer une limite à la valeur de son entente actuelle avec les autres équipes qui sont propulsées par la firme allemande pour environ 13,6 millions $US annuellement — environ la moitié des niveaux actuels — vient à l'encontre des bonnes pratiques commerciales.

«Nous opérons selon certaines règles, a dit Wolff. Nous avons développé un moteur, avons développé une voiture qui respecte les règlements et tentons de faire le meilleur boulot possible.

«Si nous réalisons quelques années plus tard que, oups, nous avons oublié de respecter le cadre de l'entente — ce n'est plus comme ça que ça fonctionne aujourd'hui.

«J'ai ma propre opinion sur la possibilité d'établir un prix, et il existe une réponse juridique très simple à ça.»

Il a cependant admis qu'il y avait matière à étudier la proposition d'offrir un moteur de l'année précédente à de petites écuries à coûts moindres, sauf qu'il a ajouté: «je ne crois pas que de nombreuses équipes vont accepter cela».

Claire Williams, la directrice adjointe de l'équipe Williams qui est propulsée par Mercedes, a indiqué que la suggestion d'épargner 4,5 millions $ annuellement pour utiliser un moteur de l'année précédente valait la peine d'être analysée.

«Pour une écurie comme Williams, qui dispose d'un budget comme le nôtre, une économie de 4,5 millions $ aiderait parce que ça nous permettrait d'investir ailleurs — l'aérodynamique, ou un autre secteur technique —, donc ce montant devient important», a-t-elle expliqué.

Franz Tost, le directeur de Toro Rosso qui utilise présentement les moteurs Renault, est opposé à cette idée.

«Je suis totalement contre l'utilisation d'un moteur qui date d'un an parce que ça transformerait la F1 en discpline à deux vitesses», a-t-il dit.

«Il y aurait alors cinq, six ou sept voitures loin devant les autres. Après une dizaine de tours, un écart de 30 secondes séparerait les deux pelotons et rendrait les courses très ennuyantes.»

La suggestion d'interdire le recours à la soufflerie a aussi rencontré l'opposition de certaines équipes — grandes et petites —, car l'un des grands principes de base de la F1 est d'utiliser la fine pointe de la technologie plutôt que de l'interdire.

Chris Lines, The Associated Press

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