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18/09/2015 11:34 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Sur le circuit du Castellet, "il faut aiguiser son sens de l'odorat"

Le circuit Paul-Ricard, qui retrouve le Bol d'Or motocycliste ce week-end au Castellet (Var) après 16 ans d'absence, semble être diversement apprécié par les pilotes qui doivent trouver de nouveaux repères sur un tracé qui date d'une quarantaine d'années.

"Il faut aiguiser son sens de l'odorat", a déclaré l'Australien Broc Parkes, l'un des trois pilotes de la Yamaha N.7, qui partira en deuxième position sur la grille de départ samedi. "La ligne droite est longue de 1,8 km et on doit repérer la moindre odeur d'huile suspecte venant du moteur à pleine charge", a-t-il poursuivi.

Tous ces quatre cylindres japonais (Kawasaki, Honda, Yamaha et Suzuki) et allemand (BMW) délivrent environ 220 chevaux à la roue arrière propulsant les motos à plus de 300 km/h.

Les capteurs de la Kawasaki N.11, qui a remporté les trois dernières éditions du Bol d'Or et partira en pole samedi, ont relevé une vitesse de 332,7 km de pointe sur ce circuit de 5,791 km. La BMW N.13, pourrait avoir atteint les 340 km/h, selon certaines sources. Des chiffres inouïs en Endurance.

"Nous passons rapidement la 5e et la 6e en sortant du virage de la Sainte-Baume et en attaquant la ligne droite du Mistral", a confié à l'AFP Christophe Guyot, le directeur d'écurie du GMT 94, championne du monde en titre et qui a signé le deuxième meilleur temps vendredi.

La totalité de la ligne droite s'avale en donc en 16 secondes pour les meilleurs dont 12 à pleine puissance. Ce traitement devrait être à l'origine de soucis mécaniques sans compter les risques accrus lors des dépassements entre les plus rapides et les plus lents.

"J'aimais Magny-Cours"

"Les différences entre les pilotes de pointe et les attardés sera plus importante que sur des circuits d'accélération et de freinage", a estimé le Sud-Africain Sheridan Morais, pilote de la Yamaha N.7.

"J'aimais Magny-Cours (le Bol d'Or s'y est déroulé sans interruption de 2000 à 2014, NDLR), c'était un circuit qui convenait bien à mon pilotage, a estimé Grégory Leblanc, pilote de la N.11 et trois fois victorieux consécutivement de l'épreuve. "Je regrette l'ancienne Verrerie, qui se prenait à 180 km/h et qui est aujourd'hui bosselée, pas très intéressante et qui se passe autour de 100 km/h et je pense aussi qu'on aurait pu faire mieux pour le dernier virage avant l'entrée des stands où on est pratiquement arrêté", a-t-il dit. "Il faudra faire très attention aux attardés la nuit", a-t-il ajouté.

"L'éclairage de la ligne droite, l'entrée et la sortie des stands demandent à être améliorés", a poursuivi son coéquipier, Fabien Foret.

Ce circuit "demeure mythique" a, pour sa part, confié Kenny Foray, pilote de la Yamaha N.94. "J'aime la piste quand je suis seul mais pas accompagné de soixante équipages", a résumé son coéquipier Mathieu Ginès auteur d'un excellent chrono aux qualifications.

syd/mca