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18/09/2015 16:41 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Sommet USA-Chine: "si Obama vivait en Chine, il serait en prison" (sénateur républicain)

La visite d'Etat du président chinois Xi Jinping, fin septembre à Washington, a été la cible vendredi d'un feu nourri au Congrès, élus républicains et opposants chinois réclamant que Barack Obama dénonce la situation des droits de l'homme.

"Si le président Obama avait passé sa vie, non pas aux Etats-Unis mais en Chine, comme chrétien (...), avocat des droits civiques, professeur de droit constitutionnel, il ne ferait pas la fête avec Xi Jinping. Le président Obama serait très probablement en prison ou bien pire encore", a attaqué le sénateur républicain Tom Cotton devant une commission du Congrès spécialisée sur la Chine.

Cette commission publie chaque année un rapport sur les droits de l'homme en Chine et elle s'est réunie vendredi, sous la présidence du représentant républicain Chris Smith pour débattre "des questions cruciales des droits de l'homme et de l'Etat de droit", avant la visite d'Etat à la Maison Blanche du président Xi, le 25 septembre.

L'élu Smith a invité plusieurs témoins chinois à son audition, dont un avocat, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme, tous opposants au régime de Pékin et résidents aux Etats-Unis.

L'avocat Teng Biao, également professeur de droit à Harvard, a affirmé que "depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, au moins 2.000 défenseurs des droits de l'homme avaient été arrêtés ou condamnés".

L'administration américaine dénonce régulièrement la situation des droits de l'homme et des libertés politiques et religieuses en Chine et a fait monter la pression ces dernières semaines, dans la perspective de la venue du président Xi. Le département d'Etat a ainsi exigé début septembre la libération d'une dizaine de personnes interpellées juste avant qu'elles ne rencontrent à Pékin l'émissaire américain pour les Libertés religieuses, David Saperstein.

Devant la commission parlementaire, le patron du média China Digital Times, Xiao Qiang, a "exhorté le président Xi Jinping à mettre fin à ses politiques et pratiques répressives" et a pressé le président Obama de croiser le fer avec son hôte chinois pour défendre "les libertés sur internet, de la presse et d'expression".

Yang Jianli, président de l'association Initiatives for China/Citizen Power for China, a lui jugé que "le régime totalitaire chinois avait pris en otage 1,3 milliard de personnes en imposant par la force un système politique".

"Soutenir ce régime est mal moralement et stupide stratégiquement", a taclé le militant chinois, réclamant au Congrès le vote d'une "loi sur la démocratie en Chine".

nr/are