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18/09/2015 16:52 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Richard Oland s'entendait bien avec son fils, selon son ancienne secrétaire

SAINT-JEAN, N.-B. — Richard Oland s'entendait bien avec son fils et il ne se serait jamais plaint de l'argent qu'il lui devait, selon l'ancienne secrétaire du défunt homme d'affaires, qui était contre-interrogée dans le cadre du procès de Dennis Oland, qui est accusé de meurtre non prémédité.

Maureen Adamson a affirmé devant la Cour du Banc de la Reine, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, que Richard Oland semblait heureux d'être avec son fils la dernière fois qu'elle l'a vu vivant, le 6 juillet 2011.

Mme Adamson a relaté que les deux hommes discutaient de leur arbre généalogique lorsqu'elle avait quitté son bureau.

L'avocat de la défense Gary Miller l'a questionnée sur un article de journal, où on écrivait, au contraire, que le père et le fils ne s'entendaient pas — des allégations qui ont «surpris» son ancienne secrétaire. 

Mme Adamson, qui dit connaître les deux hommes depuis 30 ans, a indiqué qu'elle n'avait jamais été témoin d'une chicane entre eux.

Dennis Oland, 46 ans, a plaidé non coupable à l'accusation du meurtre non prémédité de son père, Richard, un homme d'affaires bien connu de la région.

Dans sa déclaration d'ouverture, plus tôt cette semaine, le procureur de la Couronne, P.J. Veniot, a indiqué que les hommes avaient une relation qui ressemblait à celle entre un client et un banquier. 

Me Veniot a expliqué que Richard Oland aidait financièrement son fils pour l'aider à conserver sa maison après son divorce onéreux avec sa première femme. Il a donné à son fils 500 000 $ et Dennis Oland devait lui rembourser mensuellement 1667 $ pour couvrir les frais d'intérêt seulement.

Or, Dennis Oland vivait au-dessus de ses moyens, selon Me Veniot, et il ne réussissait pas à verser ses paiements mensuels.

Mais pendant le contre-interrogatoire, l'ancienne secrétaire de Richard Oland a expliqué qu'il ne surveillait pas de près les remboursements mensuels de son fils.

Selon Maureen Adamson, le premier chèque envoyé par Dennis Oland n'était pas encaissable. Mme Adamson le lui avait mentionné, et il lui avait donné un nouveau chèque qui a finalement été rejeté lui aussi par manque de fonds.

P.J. Veniot a déclaré plus tôt cette semaine que Richard Oland était décédé à la suite d'une violente dispute au cours de laquelle il a reçu 40 coups à la tête et au cou.

Le procès reprendra lundi.

Kevin Bissett, La Presse Canadienne