NOUVELLES
18/09/2015 07:55 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Mondial-2015 - France-Italie, action et vérité

Promesse a été formulée qu'avec un peu de temps pour se façonner, le XV de France du manageur Philippe Saint-André prouverait sa juste valeur; c'est donc l'heure de vérité samedi (19h00 GMT) face à l'Italie à Twickenham pour son entrée dans la Coupe du monde.

C'est durant l'été que les 31 Bleus élus pour la compétition se sont forgé la conviction que sous les cendres d'un triste bilan (17 victoires, 2 nuls, 21 défaites), le moribond bouge encore.

Une question d'honneur pour Saint-André, ancienne gloire et capitaine des Bleus dont le contrat s'achèvera à la fin de la compétition. L'ancien ailier aux 32 essais en Bleu a perdu beaucoup de crédit aux yeux du public, aux gré des atermoiements dans ses choix, de sa communication hésitante et de la déclivité de la pente dévalée par ses troupes.

Mais Saint-André n'a jamais dévié de sa position: son équipe fera une grande Coupe du monde et demeure un prétendant au titre. Les Bleus se sont hissés six fois en demi-finales, trois fois en finale, à grand renfort d'exploits, sur les sept éditions depuis 1987.

"L'équipe est prête", promet-il, avant de se frotter à l'Italie, la Roumanie, le Canada et surtout l'Irlande dans la poule D, pour deux places en quarts de finale.

Les Bleus emmenés par le capitaine Thierry Dusautoir ont développé leur endurance, amélioré leurs "capacités de déplacement" mais aussi peaufiné leurs systèmes et gommé, espèrent-ils, certaines carences techniques rédhibitoires pour bousculer les meilleurs.

- Des raisons d'espérer -

Les trois galops d'essai entre août et septembre ont entretenu quelques motifs d'espoir, surtout la victoire contre l'Angleterre bien armée, le 22 août au Stade de France (25-20). Mais le passé a aussi appris à ne pas toujours se fier à ces soubresauts estivaux.

Au moins ces répétitions ont servi à dégager une ossature, celle-là même qui sera alignée samedi soir dans l'antre du rugby anglais, à l'exception du centre Wesley Fofana, blessé à une cuisse et remplacé par un quasi-novice, Alexandre Dumoulin (26 ans, 4 sél).

La charnière toulonnaise Sébastien Tillous-Borde - Frédéric Michalak, 17e association de l'ère Saint-André, sera ainsi en charge d'animer un jeu souvent frappé de stérilité offensive, mais dans lequel quelques frémissements ont été observés.

Il faudra auparavant que les musclés du pack aient imposé leur domination, en conquête statique (mêlées, touches) et dynamique (rucks), face à une formation italienne solide sur ses bases.

Sur le papier, cette équipe de France n'a pas grand-chose à craindre de son adversaire, battu 29-0 à Rome il y a encore 6 mois et amputé de son capitaine et meilleur joueur, Sergio Parisse.

Le sort de cette partie se jouera ailleurs, dans ces doutes qui ont souvent taraudé un XV de France engoncé dans un rugby petit bras, parfois happé par l'événement et plus tard miné par les regrets.

jmt/pga/ig