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18/09/2015 09:09 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Fabius presse les pays de publier leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre

Le ministre français des Affaires étrangères et futur président de la conférence de Paris sur le climat, Laurent Fabius, a appelé vendredi les pays qui n'ont pas encore publié leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre à le faire "rapidement".

"Je profite de cette réunion pour (lancer un appel afin) que la totalité des pays respectent leurs obligations et qu'ils le fassent rapidement", a déclaré M. Fabius qui intervenait au Forum sur l'économie positive (Positive economy Forum), organisé par l'essayiste français Jacques Attali au Havre (ouest).

Les représentants de 195 pays doivent se retrouver du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, près de Paris, pour tenter de sceller un accord universel sur les moyens de limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle.

"Soixante pays ont fixé leurs objectifs, qui représentent de 60 à 70% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde", a déclaré M. Fabius. "Il y a une dynamique, mais elle est encore insuffisante, le mouvement doit s'accélérer", a-t-il estimé.

Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre annoncés jusqu'à présent laissent le réchauffement sur une trajectoire supérieure à deux degrés, la limite fixée par les scientifiques pour éviter des dégâts irréversibles.

Parmi les motifs d'optimisme pour une réussite de la conférence de Paris (COP21), M. Fabius a cité les engagements pris par les deux plus grands pollueurs de la planète, les États-Unis et la Chine. "Cela change la donne", a-t-il observé.

Les participants à la COP21 devront se prononcer sur un texte qui sera "juridiquement contraignant, différencié (entre pays riches et pauvres) et durable", a ajouté M. Fabius.

Les négociateurs de l'ONU chargés de préparer un projet d'accord "ne sont pas parvenus encore à un texte qui permette d'aboutir. Il est trop long, car il fait 80 pages, et il y a trop d'options" pour chacune des questions en débat, a-t-il rappelé.

"Nous, les ministres nous leur avons demandé d'accélérer et normalement ils doivent nous remettre au mois d'octobre un texte d'une vingtaine de pages dans lequel les grandes options seraient arbitrées", a dit M. Fabius.

Les diplomates de l'ONU se réunissent pour une ultime session de négociations du 19 au 23 octobre à Bonn.

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