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18/09/2015 13:01 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Elections en Grèce: Varoufakis votera pour les dissidents de la gauche eurosceptique

L'ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, qui a largement pris ses distances avec "son ami" l'ancien Premier ministre Alexis Tsipras, a annoncé vendredi qu'il voterait dimanche pour les dissidents eurosceptiques de Syriza.

"Personnellement", l'ancien ministre explique qu'il soutiendra dans sa circonscription athénienne la liste de la nouvelle formation "Unité populaire" (LAE) où figurent deux de ses anciens collègues du gouvernement qui ont quitté la gauche Syriza: Nadia Valavani et Kostas Isichos.

La première était en charge du portefeuille de la fiscalité au ministère des Finances qu'a dirigé Yanis Varoufakis. Le second était vice-ministre de la Défense. Tous deux ont tourné le dos au parti d'Alexis Tsipras lorsque celui-ci a signé le plan d'aide et de rigueur exigé de la Grèce par ses partenaires européens le 13 juillet.

Ils ont, comme 25 députés dissidents du Syriza, rallié l'Unité populaire de l'eurosceptique Panayotis Lafazanis, qui a fait scission avec la gauche radicale.

Ce parti, qui refuse de cautionner l'accord donné par M. Tsipras au nouveau plan de sauvetage financier UE-FMI, ne décolle cependant pas dans les sondages et n'est pas sûr de passer la barre des 3% ouvrant l'accès au Parlement.

Répétant qu'il juge ce troisième plan de sauvetage "absolument non soutenable", Yanis Varoufakis, dans la même annonce parue sur le média électronique "Press project", invite les Grecs à "soutenir un parti qui rejette la logique selon laquelle l'appartenance européenne du pays passe par la mise en oeuvre du troisième Memorandum" par des partis comme Syriza ou les conservateurs de la Nouvelle Démocratie qui promettent d'en améliorer les conditions.

L'ancien ministre suggère donc, outre le choix d'Unité populaire, de voter pour le Parti communiste grec (KKE).

Yanis Varoufakis n'avait jusqu'ici pas fait connaître son choix, expliquant même il y a dix jours annoncé qu'il ne soutiendrait ni Syriza ni les dissidents de l'Unité populaire, tandis qu'il continue de parler d'Alexis Tsipras comme son "bon ami et camarade".

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