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18/09/2015 11:28 EDT | Actualisé 18/09/2015 11:56 EDT

Présidentielle américaine: Un homme affirme à un meeting qu'Obama est musulman, Donald Trump ne corrige pas

ASSOCIATED PRESS
Donald Trump arrives before the 83rd Academy Awards on Sunday, Feb. 27, 2011, in the Hollywood section of Los Angeles. (AP Photo/Matt Sayles)

Hillary Clinton et les démocrates ont vivement critiqué Donald Trump qui, lors d'une réunion publique, a laissé parler un homme qui affirmait que Barack Obama était musulman et qu'il fallait «se débarrasser» des musulmans.

Donald Trump n'a pas lui-même dit que le président américain était musulman, ou qu'il fallait s'en prendre aux musulmans. Lors d'une réunion publique jeudi à Rochester, dans le New Hampshire, il a pris plusieurs questions du public. Le premier homme à prendre le micro lui a demandé:

  • «Nous avons un problème dans ce pays, ça s'appelle les musulmans.
  • Nous savons que notre président actuel en est un, il n'est même pas Américain, n'est-ce pas? Monsieur certificat de naissance...»
  • On a besoin de cette question, c'est la première question?» intervient Donald Trump, apparemment ironiquement, en regardant le public, mais en laissant l'homme poursuivre son propos.
  • Nous avons des camps d'entraînement, où ils veulent nous tuer. C'est ma question. Quand allons-nous pouvoir nous en débarrasser?
  • Nous allons nous intéresser à beaucoup de choses différentes. Beaucoup de gens le disent, beaucoup de gens disent que des choses mauvaises se passent là-bas. Nous allons nous intéresser à ça et à beaucoup d'autres choses».

La réponse du magnat de l'immobilier est évasive: parle-t-il d'un «problème» musulman, de la religion de Barack Obama, des camps d'entraînements? Il ne corrige pas l'homme sur la religion du président américain (qui est protestant), mais semble approuver implicitement la teneur de la question, tout en passant prestement à un autre sujet.

«Donald Trump qui ne dénonce pas des fausses déclarations sur le président, et la rhétorique haineuse sur les musulmans, tout cela est troublant et tout simplement mal. Ça suffit», a immédiatement dénoncé la candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton sur Twitter.

«Trump doit s'excuser auprès du président et des Américains pour perpétuer le mensonge que le président n'est pas américain et n'est pas chrétien», a ajouté vendredi le sénateur Bernie Sanders, autre candidat des primaires démocrates.

L'équipe de campagne de Donald Trump, dans un communiqué, a défendu le candidat: «Les médias veulent limiter la question à Obama. Le problème plus large est qu'Obama mène une guerre contre les chrétiens dans ce pays. Les chrétiens ont besoin de soutien dans ce pays. Leur liberté de religion est en danger».

Donald Trump a longtemps mené le camp des «birthers» - aux États-Unis, ceux qui croient que Barack Obama, né à Hawaï d'un père kényan et d'une mère américaine, est né à l'étranger et inéligible à la présidence américaine. En 2011, il avait poussé Barack Obama à rendre public son certificat de naissance et à tenir une conférence de presse pour tenter de mettre fin aux rumeurs.

En 2008, le candidat républicain John McCain avait repris une femme qui venait d'affirmer que Barack Obama était «un Arabe».

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