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18/09/2015 07:15 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Burkina : la société civile exige le départ des militaires putschistes

Des représentants de la société civile burkinabè ont exigé vendredi le départ des militaires putschistes qui ont renversé les institutions de transition du Burkina Faso, et annoncé préparer un "front commun de résistance".

"Il y a une condition qui est non négociable, c'est le départ de (Gilbert) Diendéré (chef des putschistes)", a déclaré le porte-parole des organisations de la société civile, Me Guy-Hervé Kam, joint au téléphone par l'AFP depuis Abidjan.

"Nous n'allons pas céder à la barbarie", a-t-il ajouté.

Les putschistes "sont là mais la résistance s'organise. La société civile, les syndicats et les partis politiques vont former le front commun de la résistance. Nous allons lancer dans les prochaines heures un appel commun", a-t-il annoncé.

Jeudi, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée, a pris le pouvoir, accusant les autorités installées après la chute de Blaise Compaoré d'avoir dévoyé la transition, notamment en excluant les partisans de l'ex-homme fort des prochaines élections.

Le général Gilbert Diendéré, chef des putschistes et fidèle de l'ex-président Compaoré, a été porté jeudi par les putschistes à la tête d'un "Conseil national pour la démocratie" (CND). Mais il a récusé tout téléguidage de Blaise Compaoré dans les événements.

Il n'y a "pas de médiation possible, pas de compromis possible. Ils vont dégager, on ne va pas discuter avec des putschistes", a réagi Arouna Kaboré, l'adjoint de Me Kam.

"Le peuple a rejeté le coup d'Etat", a renchéri un membre de la société civile ayant requis l'anonymat, dénonçant "une situation regrettable qui nous ramène 50 ans en arrière, au moment où on allait vers un état de droit".

Des élections présidentielle et législatives étaient prévues le 11 octobre, qui devaient mettre fin au régime de transition.

eak/ck/de