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18/09/2015 12:12 EDT | Actualisé 18/09/2016 01:12 EDT

Asselborn promet à la Turquie une aide "substantielle" pour les réfugiés syriens

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a promis vendredi que l'Union européenne (UE) accorderait une aide financière "substantielle" à la Turquie, qui accueille sur son sol une partie des réfugiés syriens souhaitant rallier l'Europe.

"La commission travaille, elle a déclaré il y a deux jours au Parlement européen que l'on est en train de ficeler une enveloppe substantielle pour la Turquie", a dit M. Asselborn, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE, à l'issue d'un entretien à Ankara avec son homologue turc Feridun Sinirlioglu.

"Il faut commencer vraiment à essayer de partager le fardeau", a-t-il poursuivi.

"Ce n'est pas qu'on veut acheter à la Turquie le fait de barrer la route à ceux qui veulent venir en Europe mais (il s'agit) d'apporter notre soutien d'un côté, et de l'autre il faut qu'aux frontières où les demandeurs d'asile rentrent, on puisse éviter cette anarchie que nous voyons", a insisté M. Asselborn.

La Turquie a accueilli à elle seule 2,2 millions de Syriens depuis le début de la guerre civile dans leur pays en 2011 et dépensé quelque 7,6 milliards de dollars (6,6 millions d'euros) à leur profit, a affirmé vendredi le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus.

Le président français François Hollande a plaidé jeudi pour que l'UE décide, lors de son prochain sommet jeudi à Bruxelles, de "travailler avec la Turquie" afin de "faire en sorte que ceux qui sont en Turquie puissent y rester".

Le chef de la diplomatie turque s'est réjoui de ces promesses européennes.

"Que certains autres les aident ou non, nous continuerons à aider ces gens en difficulté", a-t-il assuré, "nous l'avons fait et nous le ferons uniquement pour des raisons humanitaires et sans rien en attendre en retour".

M. Sinirlioglu a également félicité vendredi son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier pour la politique de son pays en matière d'accueil des réfugiés. "L'Allemagne a déclaré qu'elle était prête à partager cette charge (...) je pense qu'elle va servir d'exemple", s'est-il réjoui.

Devant ses deux hôtes, le ministre turc a souligné l'importance de trouver une solution politique au conflit syrien.

"Ce qu'il faut faire, c'est mettre un terme à cette crise. Il ne sera pas possible de résoudre ce problème tant que la guerre civile continuera", a-t-il estimé en insistant sur la nécessité d'un départ du président syrien Bachar al-Assad.

De son côté, M. Steinmeier a exprimé son "grand respect" pour l'hospitalité turque envers les réfugiés syriens et souligné le "rôle majeur" que devait jouer Ankara dans la résolution du conflit syrien.

fo-pa/abk