POLITIQUE
15/09/2015 06:04 EDT | Actualisé 15/09/2016 05:12 EDT

Québecor: Péladeau reconnaît qu'il n'avait parlé que de la fiducie et non du mandat

Jacques Boissinot/La Presse canadienne

Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, a reconnu mardi qu'il n'avait pas mentionné son intention de confier ses actifs à un mandataire, l'an dernier, lorsqu'il a réagi aux craintes de conflit d'intérêts suscitées par sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor.

M. Péladeau n'avait évoqué que l'option d'une fiducie sans droit de regard, en octobre 2014, alors qu'il a plutôt annoncé la semaine dernière le choix d'un mandat sans droit de regard.

Rappelant que ces deux structures sont offertes par le code d'éthique des députés, M. Péladeau a admis mardi que sa déclaration de l'an dernier était « peut-être incomplète ».

Commentant une suggestion de restructuration du capital de Québecor afin d'écarter les filiales du secteur des médias de sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat, M. Péladeau a soutenu qu'il n'a plus le pouvoir d'effectuer ces changements.

Le chef péquiste a expliqué qu'il n'est plus en position d'imposer de telles modifications à l'entreprise, active également dans le secteur des télécommunications.

M. Péladeau a annoncé la semaine dernière qu'il a confié son bloc d'actions de contrôle de Québecor à une société mandataire administrée par l'ancien PDG du Mouvement Desjardins Claude Béland.

Actuellement, seuls les membres du Conseil des ministres sont tenus de prendre de telles dispositions avec leurs actifs.

Avant une réunion des députés péquistes, à l'Assemblée nationale, M. Péladeau a admis qu'au départ, il n'avait mentionné que la possibilité de placer ses actifs en fiducie.

« J'ai fait une déclaration, peut-être qu'elle était incomplète dans le sens où j'aurais dû dire fiducie ou mandat. Effectivement j'ai dit fiducie, mais je voulais surtout faire référence à la loi. Donc la loi prévoit ou la fiducie ou le mandat », a-t-il dit.

En juin dernier, le jurisconsulte de l'Assemblée nationale, Claude Bisson, avait estimé que le mandat était la formule la plus « permissive » prévue dans le code d'éthique.

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