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15/09/2015 07:31 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Mulcair participera au débat Munk, Trudeau annoncera sous peu sa décision

Après avoir étudié la dernière proposition des organisateurs du débat Munk sur les affaires étrangères, prévu dans deux semaines, le Nouveau Parti démocratique, a indiqué que son chef Thomas Mulcair y participerait. Le NPD et le Parti libéral du Canada, qui avaient tous deux réclamé que le français y tienne une place aussi importante que l'anglais, avaient jusqu'à midi pour annoncer s'ils participeraient au débat.

Le président des Munk Debates, Rudyard Griffiths, le modérateur de cette joute oratoire qui doit se dérouler à Toronto le 28 septembre, a indiqué que la dernière proposition soumise hier aux partis permettra aux participants de « parler dans l'une ou l'autre des langues officielles quand ils le veulent et pour aussi longtemps qu'ils le souhaitent ».

Les organisateurs doivent offrir une traduction simultanée des échanges.

La formule mise de l'avant est une « proposition finale », a précisé M.Griffiths, puisque l'événement approche à grands pas.

Interrogé au cours d'un point de presse, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a confirmé sa présence, ajoutant qu'il s'assurerait lui-même de répondre aussi souvent en français qu'en anglais.

Le PLC a pour sa part indiqué qu'il présenterait sa réponse sous peu. « Nous sommes encore en discussion avec les organisateurs du débat Munk pour qu'on s'assure que ce débat soit conforme à nos attentes », a affirmé ce matin le chef libéral, Justin Trudeau.

Les conservateurs ont pour leur part déjà confirmé la présence de leur chef, Stephen Harper.

Encore un débat sur le débat

La semaine dernière, le PLC avait menacé de se retirer du débat s'il n'était pas complètement bilingue, tout comme le NPD.

Rudyard Griffiths dit croire que la nouvelle proposition répond « à l'exigeance d'un débat bilingue ». « Nous ne sommes pas la Commission des langues officielles », s'est-il justifié. Nous sommes Munk Debates ».

Il ajoute que l'organisation, qui tient chaque année des débats sur la politique étrangère, n'a « en aucun moment accepté d'organiser un débat totalement bilingue ».

« L'approche du débat en ce qui concerne l'utilisation du français et de l'anglais est identique à celle de la Chambre des communes », a-t-il souligné.

Il avait dans un premier temps indiqué que le débat inclurait des « composantes bilingues » et qu'environ le cinquième des échanges serait en français.

Le NPD et le PLC avaient par ailleurs dit craindre que l'animateur pourrait ne pas modérer efficacement ce débat, puisqu'il n'est pas parfaitement bilingue.

Cela n'a pas d'importance, réplique Rudyard Griffiths, puisque les échanges seront tous traduits.

Thomas Mulcair a cependant dit tenir à s'assurer que la modération serait bilingue.

Le NPD avait précédemment réclamé le même nombre de débats en français et en anglais. Jusqu'ici, un seul débat, en anglais, a eu lieu, organisé par le magazine Maclean's en tout début de campagne, le 6 août dernier. La chef du Parti vert, Elizabeth May, y participait aux côtés des chefs des trois principaux partis fédéraux.

Le quotidien The Globe and Mail tiendra ce jeudi le deuxième débat dans la langue de Shakespeare, sur le thème de l'économie.

Le premier débat en français, organisé par un groupe de diffuseurs, dont Radio-Canada, se tiendra ensuite le 24 septembre. Ce sera le premier auquel participera le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

Ce dernier participera également à celui du 2 octobre, sur les ondes de TVA.

Les discussions sur l'utilisation du français au cours du débat Munk n'étaient pas le premier « débat autour du débat », puisque le Parti conservateur avait précédemment refusé de participer à un débat électoral organisé par le Consortium des radiodiffuseurs.