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15/09/2015 05:31 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Ligue des champions: à Rome, l'empire Barça veut rester conquérant

Impérial en Ligue des champions au printemps, le FC Barcelone espère garder un esprit conquérant pour entamer sa nouvelle campagne européenne mercredi contre l'AS Rome (20h45), avec l'ambition de devenir le premier lauréat depuis 25 ans à conserver sa couronne en C1.

C'est devenu une malédiction: depuis le grand AC Milan sacré en 1989 et 1990, tous les champions d'Europe s'inclinent systématiquement la saison suivante. Et le Real Madrid, prédécesseur du Barça au palmarès de la C1, n'a pas échappé à ce couperet en demi-finale de l'édition 2014-2015.

Pourtant, Barcelone a des arguments pour rester souverain, à commencer par son trident offensif "MSN", Messi-Suarez-Neymar, capable de forcer les citadelles les plus imprenables. L'AS Rome a payé pour apprendre: lors d'un match amical début août, le club italien avait sombré face aux assauts barcelonais (3-0), avec notamment un but de Lionel Messi et un autre de Neymar.

C'est d'ailleurs grâce à ces deux-là que le club catalan a pris seul les commandes de la Liga ce week-end, en allant battre l'Atlético Madrid (2-1) avec un coup franc magistral de "Ney" et un but salvateur de l'inévitable Messi. "+Leo+ est unique, il fait la différence et il l'a encore faite cette fois-ci", a résumé le capitaine barcelonais Andres Iniesta.

- Messi, 100e en C1 -

A seulement 28 ans, Messi s'apprête à vivre mercredi son 100e match de Ligue des champions (77 buts) mais rien ne semble entamer la soif de jeu et de victoire du quadruple Ballon d'Or. De fait, avant d'entrer en cours de jeu contre l'Atletico samedi, l'Argentin s'était à peine entraîné les jours précédents entre son retour de sélection et la naissance vendredi de son deuxième fils, Mateo.

A Rome, le stade olympique devrait rappeler de bons souvenirs au "Roi Leo", auteur d'un but ici-même en finale de la Ligue des champions 2009 contre Manchester United (2-0), ce qui avait offert au Barça la troisième de ses cinq C1.

Les retrouvailles devraient toutefois être plus fraîches entre le public italien et Luis Enrique, auteur d'un passage mitigé sur le banc de la Roma en 2011-2012 (7e place finale en Serie A).

A l'époque, les relations entre le technicien espagnol et le capitaine Francesco Totti étaient houleuses. Et même si sa titularisation mercredi semble peu probable, Totti rêve sans doute de marquer contre son ancien entraîneur, pour ce qui serait son 300e but toutes compétitions confondues sous le maillot de la "Louve".

- Risque de décompression -

A l'approche du match, cela n'a pas paru troubler Luis Enrique. Le technicien a de toutes façons d'autres préoccupations, comme la vague d'absences qui a frappé sa défense (Alves, Bravo, Vermaelen...). A l'inverse, Gerard Piqué (suspendu en Liga) fera son retour à Rome, où il devrait être associé à Javier Mascherano en charnière centrale.

"On est prêts à retrouver la Ligue des champions, une compétition très spéciale pour nous", a prévenu "Masche" sur le site de l'UEFA, ajoutant se méfier de l'AS Rome, "une équipe de tradition".

"La Roma joue bien au football. Parfois, cela nous réussit, mais c'est une équipe de qualité et on sait qu'ils vont tout donner", a fait valoir le défenseur argentin.

Pour Barcelone, le risque est d'abord celui de la décompression après un impeccable triplé C1-Liga-Coupe du Roi au printemps puis un début de saison très chargé, avec notamment la Supercoupe d'Europe remportée mi-août contre Séville (5-4 a.p.).

Mais la gifle reçue peu après en Supercoupe d'Espagne devant l'Athletic Bilbao (4-0, 1-1), enterrant les espoirs de sextuplé en 2015, a peut-être remobilisé les Catalans vers un nouvelle conquête: conserver ce sceptre européen qui ne cesse de se dérober.

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