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15/09/2015 07:06 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Les JO Rio-2016 préservés de la crise au Brésil (Président du Comité organisateur)

Les jeux Olympiques de Rio pourraient-ils être affectés par la crise économique et politique qui frappe le Brésil ? Absolument pas, a assuré Carlos Nuzman, président du Comité organisateur Rio-2016, dans un entretien à l'AFP, à Fortaleza (Etat de Ceara, nord-est).

Ancien joueur de volley-ball, M. Nuzman, 73 ans, également président du Comité olympique brésilien (COB), a de même tenu à rassurer sur l'état de la baie de Rio qui sera apte, selon lui, à recevoir les compétitions de voile.

Du côté des ambitions olympiques, M. Nuzman a également maintenu que le Brésil visera à Rio une place dans le top 10 du tableau des médailles, après n'avoir été que 22e à Londres-2012. Pour ce faire, le COB a investi dans la préparation des athlètes une bonne partie des 700 millions de reais (185 M USD) destinés aux JO.

Q : Y a-t-il un retard particulier qui inquiète dans les travaux ?

R : Aussi bien sur le plan de l'organisation que des travaux, la crise n'a rien changé, ni même la préparation des athlètes. (...) Tout est dans les temps et il y a de la marge. Parfois on voudrait qu'ils aillent plus vite, mais parfois non, car sinon il faudrait payer pour leur entretien.

Q : Les enquêtes sur le scandale de corruption autour du géant pétrolier Petrobras, dans lequel sont impliquées plusieurs entreprises du BTP, peuvent-elles peser sur le calendrier ?

R : Aucun chantier n'est arrêté. Les travaux continuent et sont dans les temps. Nous rappelons que ce sont les gouvernements et pas le comité organisateur qui sont en charge des travaux.

Q : Avant les JO, la préparation du Mondial de football 2014 a connu des retards. Vous avez donc retenu la leçon ?

R : Je ne prends pas la Coupe du monde pour modèle, mais (plutôt) mon expérience pour avoir participé à tant de JO, en tant que membre du Comité olympique international depuis tant d'années.

Q : Les autorités disent que la baie de Rio offre de bonne conditions, mais beaucoup s'inquiètent de la pollution de l'eau...

R : Notre préoccupation sera toujours la santé des athlètes: on a fait un effort pour avoir des eaux propres et lors des tests que nous avons effectués, nous n'avons trouvé aucune bactérie compromettante. Il y a quelques jours, j'ai dit que nous devrions faire des tests de virus, mais il n'y en a pas. L'organisation mondiale de la santé y travaille.

Q : Pour la voile, il n'y a donc pas de plan B ? Comme organiser les compétitions dans la ville balnéaire de Buzios ?

R : Nous n'avons jamais pensé à Buzios. Il est important de dire que les événements tests que nous avons faits ont été un succès, la Fédération internationale l'a reconnu et a déclaré que la compétition aurait bien lieu dans la baie de Rio.

Q : Seriez-vous prêt à plonger dans la baie de Rio, comme l'ont promis les dirigeants du CIO ?

R : Le problème n'est pas de plonger ou de boire, comme certains le demandent. Ce que je veux, c'est faire au mieux et donner les meilleures conditions aux athlètes, pour leur santé.

Q : Parmi les 10 titres olympiques visés par le Brésil, il en faudrait un (inédit) en football, pour effacer le 7 à 1 du Mondial ? (NDLR: la défaite contre l'Allemagne en demi-finale)

R : Le 7-1 est déjà dans l'histoire. Il y a un désir populaire pour cette médaille qui manque au Brésil. Je crois en la sélection brésilienne, et si Neymar y est, ce sera encore mieux.

Q : Le maire de Rio a dit qu'il achèterait un million d'entrées pour les enfants pauvres.

R : Il l'a demandé. Cela me paraît un beau geste du maire de faire entrer des enfants, qui sont les futurs adeptes de l'olympisme.

Propos recueillis par Javier TOVAR

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