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15/09/2015 14:58 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Jour 45: Promesses pour les aînés, pour la santé mentale, pour la formation

OTTAWA — Au 45e jour de la campagne électorale, le chef conservateur Stephen Harper continuait de décrire le monde comme «dangereux» alors que ses adversaires se disputaient sur le véritable prix de leurs promesses.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair s'en est pris à son adversaire libéral qui refuse de présenter tous ses chiffres à la fois. Le NPD promet de publier le coût de sa plateforme avant jeudi, jour d'un débat des chefs sur l'économie.

Justin Trudeau a maintenu que M. Mulcair ne pourra pas livrer toutes ses promesses tout en équilibrant le budget. D'après M. Trudeau, le NPD promet le beurre et l'argent du beurre.

À North Vancouver, mardi matin, M. Harper a fait une autre promesse qu'il décrit comme «abordable»: un crédit d'impôt pour les personnes âgées célibataires ou veuves. Ce crédit d'impôt, selon les calculs conservateurs, pourrait redonner jusqu'à 600 $ par année à un retraité seul.

À Waterloo, en Ontario, le chef libéral a promis 750 millions $ pour les programmes provinciaux de formation de la main-d'oeuvre.

À Lethbridge, en Alberta, le chef du NPD a promis 100 millions — étalés sur quatre ans — pour améliorer l'accès des enfants et des jeunes Canadiens aux soins de santé mentale.

À Sherbrooke, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pour sa part réclamé la disparition de la TPS sur les livres.

Par ailleurs, le premier ministre sortant n'est toujours pas prêt à annoncer quelles mesures concrètes il mettra en oeuvre pour accélérer l'accueil de réfugiés syriens au Canada.

Stephen Harper a promis, jeudi dernier, une annonce dans ce dossier. Mardi après-midi, la question lui a, encore une fois, été posée. Et il a, encore une fois, répondu qu'il aurait quelque chose à annoncer «dans un proche avenir».

Et un cinquième débat des chefs, sur les enjeux internationaux, aura bel et bien lieu, même si les organisateurs de ce débat comptent sur les chefs de partis pour assurer le bilinguisme de l'exercice.

Chaque chef pourra parler dans la langue de son choix, les spectateurs auront accès aux services d'interprètes et le modérateur est unilingue anglophone. Cela suffit pour faire taire les critiques des libéraux et néo-démocrates qui réclamaient un débat tout à fait bilingue.

Le débat Munk est prévu le 28 septembre à Toronto.

Lina Dib, La Presse Canadienne