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15/09/2015 05:00 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Indonésie: interdiction de quitter le pays pour un enseignant canadien blanchi par la justice

Un enseignant canadien récemment relaxé par une cour d'appel indonésienne d'abus sexuels sur des élèves d'une prestigieuse école à Jakarta a été interdit de quitter le pays après un recours du parquet contre cette décision, a annoncé mardi son avocat.

Le Canadien Neil Bantleman et l'enseignant adjoint indonésien Ferdinand Tjiong avaient été reconnus coupables en première instance d'avoir abusé de trois élèves de l'Ecole interculturelle de Jakarta (JIS), un établissement fréquenté par les expatriés vivant dans la capitale ainsi que par des Indonésiens fortunés, et condamnés en avril à dix ans de prison.

Après avoir clamé leur innocence depuis le début de cette affaire controversée, les deux hommes ont été relaxés le mois dernier en appel, et aussitôt été libérés de prison où ils ont passé près d'un an.

Mais le parquet a contesté cette décision devant la Cour suprême, a déclaré à l'AFP l'avocat du Canadien, Hotman Paris Hutapea.

En conséquence, l'enseignant originaire de l'Ontario (centre-est du Canada) s'est vu signifier début septembre une interdiction de quitter l'Indonésie pendant six mois, a déclaré à l'AFP un porte-parole des services d'immigration, Heru Santoso, précisant que cette mesure pourrait être levée plus tôt si la juridiction suprême se prononçait rapidement.

L'affaire avait éclaté en avril 2014, lorsque de membres du personnel de ménage avaient été accusés de viol sur un garçon de six ans, puis avait fait boule de neige avec d'autres parents qui avaient dénoncé des abus sexuels sur leurs enfants.

Selon des partisans de MM. Bantleman et Tjiong, les deux hommes étaient devenus des cibles de la police et du système judiciaire notoirement corrompus en Indonésie.

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