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15/09/2015 15:17 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Graeme Roustan veut revenir au conseil de Performance Sports Group

MONTRÉAL — Performance Sports Group (TSX:PSG) affirme que son ancien dirigeant, le Sherbrookois Graeme Roustan, lancera une campagne pour tenter d'effectuer un retour au sein du conseil d'administration de l'entreprise.

Dans des documents réglementaires rendus publics mardi, l'équipementier sportif établi à Exeter, dans l'État du New Hampshire, recommande à ses actionnaires de voter contre la nomination de M. Roustan, lors de l'assemblée des actionnaires du 14 octobre, à New York.

L'entreprise derrière les marques Bauer et Easton déplore la stratégie de son ex-dirigeant et principal actionnaire d'engager une course aux procurations «coûteuse et non nécessaire» puisqu'elle «gagne des parts de marché».

Homme d'affaires bien connu, M. Roustan fait notamment partie de ceux qui ont tenté d'obtenir une deuxième équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) dans la grande région de Toronto.

La compagnie avait été achetée auprès du géant Nike par un groupe d'investisseurs dirigé par M. Roustan — qui s'est ensuite retrouvé aux commandes — pour un montant d'environ 200 millions $, avant de faire son entrée en Bourse en 2011.

C'est au début de l'année que l'homme d'affaires, qui a quitté la direction de la société en 2012 sans tenter de se faire réélire au sein du conseil d'administration, a entrepris ses démarches afin d'effectuer un retour, peut-on constater dans les documents réglementaires.

Sa demande avait été rejetée en avril.

Dans une lettre adressée au conseil de Performance Sports Group, M. Roustan soulève des questions quant aux stratégies de mise en marché de l'équipementier, qui exploite entre autres un centre de recherche et développement à Blainville, dans les Laurentides.

Il remet notamment en question l'initiative d'ouvrir entre huit et 10 magasins entièrement dédiés au hockey à travers l'Amérique du Nord.

La baisse du dollar canadien affecte négativement Performance Sports Group, puisque cela diminue la valeur des ventes réalisées au Canada, qui représente près du tiers de ses revenus.

Depuis le mois d'avril, le titre de l'entreprise a abandonné près de 19 pour cent à la Bourse de Toronto, où il cotait à 17,26 $ mardi après-midi, en hausse de huit cents.

L'équipementier sportif n'a pas voulu commenter les informations dans les documents réglementaires, alors qu'il n'a pas été possible de rejoindre M. Roustan.

Julien Arsenault, La Presse Canadienne