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15/09/2015 06:03 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Corée du Sud: la Cour suprême interdit aux époux adultères le droit de divorcer

La plus haute juridiction de Corée du Sud a refusé mardi à un mari le droit de divorcer de l'épouse qu'il a délaissée pour une autre voici 15 ans.

La législation actuelle interdit à l'époux considéré comme responsable de l'échec d'un mariage d'être à l'initiative d'une procédure de divorce.

L'affaire jugée par la Cour suprême résultait de la plainte d'un homme qui contestait cette législation.

Elle était suivie de très près en Corée du Sud, où la Cour constitutionnelle a aboli en février une loi controversée sur l'adultère qui faisait des relations extra-conjugales un délit passible de prison.

En février comme dans l'affaire jugée mardi, les partisans du statu quo faisaient valoir que tout changement encouragerait l'infidélité et porterait atteinte à la famille.

Par sept voix contre six, la Cour suprême a jugé qu'il n'y avait pas lieu de modifier la législation. "L'époux qui est le principal responsable de l'échec du mariage ne peut pas demander le divorce".

Dans ses attendus, la Cour a relevé que l'égalité entre les sexes était loin d'être une réalité en Corée du Sud et que les femmes se trouveraient dans une situation particulièrement vulnérable si des maris infidèles étaient autorisés à divorcer sans motif valable.

Elle a également noté qu'il pouvait être légalement mis fin à une union en cas d'accord entre les deux parties, ce qui implique le plus souvent un dédommagement financier substantiel à l'époux considéré comme lésé.

Le plaignant avait eu en 1998 un enfant issu d'une relation extra-conjugale et vit avec la mère de l'enfant depuis les 15 dernières années, tout en étant toujours uni à sa femme par les liens du mariage.

Ses avocats avaient fait valoir que l'échec du mariage était irrévocable et que l'homme était en droit de divorcer, même contre l'avis de son épouse.

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