NOUVELLES
15/09/2015 18:46 EDT | Actualisé 15/09/2016 01:12 EDT

Brésil: l'ex-chef de cabinet de Lula jugé dans le scandale Petrobras

Deux figures du Parti des travailleurs (PT, gauche), au pouvoir au Brésil depuis 12 ans, dont l'ancien chef de cabinet de l'ex-président Lula, seront jugées pour leur participation au scandale de corruption Petrobras, a annoncé la justice mardi.

Jose Dirceu, chef de cabinet du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) entre 2003 et 2005, sera jugé pour avoir perçu 3,12 millions de dollars utilisés d'après l'accusation pour acheter un avion Cessna et rénover des biens immobiliers en sa possession.

Joao Vaccari, trésorier du PT jusqu'en avril, sera également jugé, de même que le frère de M. Dirceu et 12 autres personnes accusées d'être impliquées dans le réseau de corruption mis au jour autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras.

M. Vaccari est soupçonné d'avoir distribué dans son parti les pots-de-vin versés par des entreprises en contrat avec Petrobras.

Selon l'enquête sur ce scandale, des entreprises se répartissaient (de 2004 à 2014) les marchés de la compagnie pétrolière en payant à tour de rôle des pots-de-vin à certains de ses directeurs en échange de contrats, eux-mêmes surfacturés de 1 à 3%.

Une partie de ces commissions était reversée à des personnalités politiques, en majorité des parlementaires de la coalition de centre-gauche au pouvoir.

M. Dirceu, 69 ans, cofondateur du Parti des travailleurs, est accusé d'être l'un des organisateurs de ce réseau qui a drainé des milliards de dollars vers les caisses de partis politiques et des comptes personnels au cours de la dernière décennie.

Figure emblématique de la gauche brésilienne, José Dirceu a été placé en détention le 3 août alors qu'il purgeait à domicile une peine de près de huit ans de prison pour son implication dans un précédent scandale d'achats de votes de parlementaires sous le premier mandat de Lula.

D'après les enquêteurs, il continuait de percevoir des fonds liés à Petrobras alors qu'il purgeait sa peine.

Le scandale dit du "Petrolao" a conduit derrière les barreaux des hommes politiques mais également de nombreux responsables des plus grandes entreprises de construction du Brésil.

Des dizaines d'élus sont également dans le collimateur des enquêteurs, dont le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, ou le sénateur Fernando Collor, président du Brésil entre 1990 et 1992, démissionnaire sous la menace d'une destitution pour corruption.

mel/lbc/ep/hdz/plh

PETROBRAS - PETROLEO BRASILEIRO

TEXTRON