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14/09/2015 04:58 EDT | Actualisé 14/09/2015 09:39 EDT

Union européenne: pas d'accord sur la répartition des 120 000 migrants (VIDÉO)

Les 28 États membres de l'UE, réunis lundi à Bruxelles, ne sont pas parvenus à un accord unanime sur la répartition de 120 000 réfugiés supplémentaires pour faire face à l'afflux de demandeurs d'asile, a indiqué lundi soir la présidence luxembourgeoise.

«Une grande majorité d'États se sont engagés sur le principe d'une relocalisation (des 120 000 réfugiés), mais tout le monde n'est pas pour l'instant à bord», a reconnu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui a présidé un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE.

«Nous n'avons pas eu l'accord que nous voulions» sur ce point, a admis de son côté le commissaire à l'Immigration, Dimitris Avramopoulos, lors d'une conférence de presse commune, à l'issue de débats qu'il a qualifiés de parfois «enflammés» entre États.

Les participants ont, comme prévu, validé lundi la décision de se répartir l'accueil de quelque 40 000 réfugiés en deux ans, conformément à ce qu'ils avaient convenu fin juillet (même s'ils n'ont pour l'heure fixé la destination précise dans l'UE que de quelque 32 000 personnes).

Mais ils ont échoué à dégager un consensus sur une nouvelle proposition de la Commission européenne qui leur avait demandé la semaine dernière de «relocaliser» 120 000 réfugiés de plus, se trouvant actuellement en Italie, en Grèce et en Hongrie, avec des quotas contraignants.

Sur ce point, «la discussion doit se poursuivre», a expliqué le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, soulignant qu'«un certain nombre de pays ne veulent pas adhérer à ce processus de solidarité», en citant «notamment les pays du groupe de Visegrad».

«L'Europe n'est pas une Europe à la carte», a lancé le ministre français à l'adresse de ces pays récalcitrants. «Certains États ne se sentent visiblement pas obligés de faire preuve d'une responsabilité solidaire», a renchéri son homologue allemand Thomas de Maizière.

«Ce n'est pas seulement nous, ou la République tchèque, il y a eu aussi d'autres pays» qui se sont opposés au mécanisme dit de «relocalisation», a rétorqué le ministre slovaque de l'Intérieur, Robert Kalinak, cité par des médias slovaques.

Organiser les retours

Les ministes allemand et français ont préféré insister sur une série «d'avancées concrètes» obtenues lundi.

Ils ont souligné que l'Italie et la Grèce avaient clairement accepté la mise en route à leurs frontières extérieures de «hotspots», des centres d'accueil chargés d'enregistrer les migrants à leur arrivée en Europe, et de distinguer en amont s'ils relèvent du droit d'asile ou de la migration illégale.

«Nous devons armer Frontex (l'agence européenne de surveillance des frontières) davantage en moyens pour lui permettre d'organiser les retours de ceux qui sont migrants économiques irréguliers vers les pays de provenance», a plaidé M. Cazeneuve, faisant de la réussite des «hotspots» une condition pour la «relocalisation» des réfugiés.

Mais si la Grèce et l'Italie ont donné leur accord, la Hongrie a campé sur son refus catégorique d'héberger ces «hotspots» et de participer au mécanisme de «relocalisation», résistant lors de la réunion de lundi à la pression d'autres États, en particulier du couple franco-allemand.

La Hongrie «serait pourtant bénéficiaire du dispositif, puisqu'elle fait partie maintenant des pays en première ligne», a regretté une source européenne.

Les ministres de l'Intérieur de l'UE doivent se revoir les 8 et 9 octobre à Luxembourg, pour un nouveau conseil au cours duquel sera rediscutée la répartition des réfugiés, mais il n'est pas exclu qu'une rencontre soit organisée avant cette date.

  • 1. LA FILLETTE AU NAPALM
    1. LA FILLETTE AU NAPALM
    AP/Nick Ut
    La photo de cette enfant nue, qui fuit les bombes américaines, est l'une des plus célèbres de l'histoire. Elle a été prise le 8 juin 1972 par le photographe américain Nick Ut. Cette image, qui immortalise les horreurs de la guerre du Vietnam, a fait la une des médias du monde entier. Plusieurs disent qu'elle a changé l'opinion des Américains, qui étaient jusque-là favorables à la guerre. La fillette, Kim Phuc Phan Thi, a survécu. Elle vit aujourd'hui à Toronto.
  • 2. SEUL DEVANT LES TANKS
    2. SEUL DEVANT LES TANKS
    AP/Jeff Widener
    Cette image montre un homme désarmé devant une colonne de chars, place Tiananmen, à Pékin. Elle est l'emblème de la répression militaire sanglante contre le soulèvement des étudiants chinois. La photo a été prise le 5 juin 1989, au lendemain de l'intervention de l'armée contre les étudiants. Personne ne sait ce qu'est devenu celui que l'on a surnommé « Tank Man ».
  • 3. L'ENFANT ET LE VAUTOUR
    3. L'ENFANT ET LE VAUTOUR
    Kevin Carter
    Cette photo, prise dans un village du Soudan en mars 1993 par Kevin Carter, est l'un des symboles de la famine en Afrique. Lorsque la photo est publiée par le New York Times, le journal reçoit de nombreux messages de lecteurs qui veulent connaître le sort de l'enfant. Le photographe est l'objet de critiques. Beaucoup se demandent pourquoi il n'a pas aidé l'enfant. Kevin Carter reçoit un an plus tard le prix Pulitzer pour cette photo. Trois mois après avoir reçu son prix, il se suicide, hanté par « les souvenirs persistants de massacres et de cadavres ». Le garçon sur la photo a survécu à la famine, mais il est mort du paludisme quelques années plus tard.
  • 4. DÉFIGURÉE PAR LES TALIBANS
    4. DÉFIGURÉE PAR LES TALIBANS
    PC/AP/Jodi Bieber/Institute for Artist Management/Goodman Gallery for Time magazine
    Le visage mutilé de Bibi Aisha a été publié en première page du magazine Time en août 2010 avec cette manchette : « Ce qui arrive si nous quittons l'Afghanistan ». Les talibans ont coupé le nez et les oreilles de la jeune femme parce qu'elle avait osé quitter la maison de son mari. La photo, qui a remporté le prestigieux World Press Photo Award, a suscité la controverse. Les opposants à la présence américaine en Afghanistan y ont vu du « chantage émotionnel ». Pour d'autres, cette image est plutôt un « appel puissant à la conscience ».
  • 5. LA TORTURE À ABOU GHRAIB
    5. LA TORTURE À ABOU GHRAIB
    PC/Anonymous
    Des images comme celle-ci ont fait le tour du monde en 2004. On y voit des prisonniers irakiens se faire torturer par des soldats américains dans la prison d'Abou Ghraib, en Irak. L'administration américaine parlait à l'époque d'actes isolés. Au final, 11 soldats ont été condamnés à des peines de plus de 10 ans de prison. L'enquête militaire menée en 2004 a révélé 44 cas d'agressions contre des détenus à Abou Ghraib.
  • 6. PRIS ENTRE DEUX FEUX
    6. PRIS ENTRE DEUX FEUX
    AFP/Getty Images
    Cette image tirée d'un reportage de France 2, diffusé le 29 septembre 2000, montre un père et son fils qui tentent d'échapper aux tirs entre Israéliens et Palestiniens à Netzarim, dans la bande de Gaza. Quelques secondes plus tard, Mohammed Al-Dura, 12 ans, est mortellement blessé à l'abdomen. Son père, Jamal Al-Dura, subit de graves blessures, mais il a survécu. Cette photo a incarné la seconde Intifada dans les Territoires palestiniens.
  • 7. LES PRISONNIERS D'AUSCHWITZ
    7. LES PRISONNIERS D'AUSCHWITZ
    AP
    Des images comme celle-ci ont horrifié le monde. On y voit les prisonniers du camp de concentration d'Auschwitz, en Pologne. Ces hommes et ces femmes d'une maigreur squelettique donnent une idée des mauvais traitements subis par les prisonniers des camps nazis. Les conditions y sont extrêmement dégradantes, et de nombreux prisonniers sont morts de faim ou d'épuisement, ou encore victimes des tortures et des expériences médicales.
  • 8. LA FILLE AFGHANE
    8. LA FILLE AFGHANE
    AP/Steve McCurry
    Ce célèbre cliché montre une Afghane de 12 ans, réfugiée dans un camp au Pakistan, au moment de l'occupation soviétique en Afghanistan. L'image, prise en 1984 par le photographe Steve McCurry, a fait le tour du monde.
  • 9. LES PRISONNIERS D'UN CAMP SERBE
    9. LES PRISONNIERS D'UN CAMP SERBE
    AFP/Getty Images/André Durand
    Les images de détenus squelettiques dans les camps serbes en Bosnie ont choqué le monde en 1992, en révélant l'ampleur de la campagne de purification ethnique menée dans cette région. Lorsque les forces serbes ont pris le contrôle de la Bosnie en avril 1992, elles ont incarcéré des milliers de personnes dans des camps de détention. Cette photo a été prise dans un camp de Tjernopolje, près de Prijedor, dans le nord-ouest de la Bosnie, en août 1992.
  • 10. LE PETIT NAUFRAGÉ SYRIEN
    10. LE PETIT NAUFRAGÉ SYRIEN
    DHA
    Le cadavre du petit réfugié a été trouvé sur une plage de la Turquie le 2 septembre 2015. Cette photo d'un enfant mort arrivera-t-elle à secouer l'indifférence quant au sort des milliers de migrants qui tentent de rejoindre l'Europe? Selon Al Tompkins, du Poynter Institute, il arrive que des images singulières deviennent des emblèmes et qu'elles mènent les gouvernements à régler des crises. Cela s'est vu en Somalie, au Vietnam et même à La Nouvelle-Orléans lors de l'ouragan Katrina, souligne-t-il. Cette photo du bambin pourrait être une de ces images qui changent le monde, d'après Al Tompkins. Le garçonnet, Alan Kurdi, vient de la ville syrienne de Kobané. Son frère de 5 ans et sa mère se sont aussi noyés. Le père s'en est sorti.