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14/09/2015 12:55 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Négociations de crise en Irlande du Nord pour empêcher l'éclatement de la coalition

Des discussions de crise ont débuté lundi pour empêcher la coalition gouvernementale en Irlande du Nord de voler en éclats, sur fond d'accusations concernant l'Armée républicaine irlandaise (IRA).

Jeudi, le Premier ministre et leader du parti unioniste DUP, Peter Robinson, avait quitté ses fonctions, faute d'avoir pu obtenir un ajournement de l'Assemblée régionale comme il le réclamait après le meurtre d'un ex-membre de l'IRA.

Un meurtre qui, selon les partis unionistes, a mis en lumière le fait que l'organisation paramilitaire, qui avait annoncé en 2005 avoir déposé les armes, est toujours active. Même si la police estime qu'elle serait impliquée dans des activités liées au crime organisé et non au terrorisme.

La ministre britannique chargée de la province, Teresa Villiers, a rencontré en tête-à-tête les responsables des cinq principaux partis nord-irlandais lundi.

A l'issue de sa rencontre, le vice-Premier ministre Martin McGuiness, membre du Sinn Fein, a déclaré qu'il espérait voir les discussions aboutir positivement.

"Mais si cela ne doit pas être le cas, alors l'étape suivante et logique est d'organiser des élections", a-t-il ajouté, affirmant que son parti n'avait pas peur de la tenue d'un nouveau scrutin.

Il a aussi rejeté tout préalable aux négociations, après que le leader du petit parti unioniste UUP Mike Nesbitt a réclamé que le Sinn Fein cesse de nier la poursuite des activités de l'IRA.

Le DUP ne s'est pour sa part pas encore engagé à participer aux négociations, disant attendre les propositions de Londres, attendues mardi.

En cas de chute de la coalition gouvernementale, le contrôle de la région pourrait passer, comme dans les années 2000, sous l'administration directe de Londres, avant d'éventuelles nouvelles élections. Des élections régionales sont déjà programmées pour l'an prochain dans la région.

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