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14/09/2015 17:26 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Lutte antidrogue: Washington épingle le Venezuela, la Birmanie et la Bolivie

L'administration américaine a épinglé lundi le Venezuela, la Birmanie et la Bolivie pour leur "échec manifeste" dans la lutte internationale antidrogue, sans pour autant envisager de sanctions contre Caracas et Naypyidaw.

Chaque année, le président des Etats-Unis doit fournir au Congrès une liste de pays qu'il considère être les "principaux producteurs ou lieux de transit de drogues illicites" et qui "affectent de manière significative les Etats-Unis", a expliqué dans un communiqué le département d'Etat.

Lorsqu'un pays ne remplit pas ses obligations conformément aux conventions et accords internationaux anti-narcotiques, le président détermine que ce pays "a manifestement échoué" dans la lutte antidrogue.

Une telle décision "peut conduire à des sanctions", a mis en garde la diplomatie américaine.

Sur les 22 Etats présents sur cette liste noire américaine, la Bolivie, la Birmanie et le Venezuela "ont manifestement échoué au cours des 12 derniers mois" à faire les "efforts suffisants et significatifs pour respecter leurs obligations" juridiques internationales en matière de lutte contre la production et le trafic de drogues, a encore dénoncé le département d'Etat.

Pour autant, comme c'est souvent le cas dans la procédure américaine complexe en matière de sanctions, le chef de l'exécutif peut accorder des "dérogations" pour certains pays en invoquant les "intérêts nationaux" des Etats-Unis.

Et puisque "le soutien à des programmes d'aide à la promotion de la démocratie en Birmanie et au Venezuela restent essentiels pour l'intérêt national des Etats-Unis, la Birmanie et le Venezuela se voient accorder ces exemptions".

Washington et Naypyidaw se sont réconciliés depuis 2012-2013 à la faveur de la démocratisation birmane. En revanche, les relations américano-vénézuéliennes restent tendues depuis 2010, notamment sur la question des droits de l'homme.

Quant à la Bolivie et les Etats-Unis, ils maintiennent des relations au niveau des chargés d'affaires depuis le renvoi des ambassadeurs en 2008. La même année, le président bolivien Evo Morales avait également expulsé l'Agence antidrogue américaine (DEA). En 2013, c'était au tour de l'Agence américaine d'aide au développement international (USAID), bras humanitaire du département d'Etat, de devoir partir sous les accusations de "complot".

Cette année, les 22 pays montrés du doigt par Washington sont: Afghanistan, Bahamas, Belize, Bolivie, Birmanie, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Equateur, Guatemala, Haïti, Honduras, Inde, Jamaïque, Laos, Mexique, Nicaragua, Pakistan, Panama, Pérou, Salvador et Venezuela.

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