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14/09/2015 16:31 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

La question de la langue pourrait faire dérailler le débat organisé par Munk

TORONTO — Les chefs de trois principaux partis politiques fédéraux étudient la dernière proposition de l'organisation Munk Debates sur un débat portant sur les politiques étrangères, mais la question de la langue pourrait tout faire dérailler.

Justin Trudeau et Thomas Mulcair ont confirmé leur présence à tous les débats nationaux à condition qu'il y en ait un nombre égal en français et en anglais.

Un débat en langue anglaise s'est déjà déroulé. Il y en aura un second dans la langue de Shakespeare et deux autres dans la langue de Molière. Les chefs disent avoir aussi accepté l'invitation de Munk Debates, croyant qu'il y aurait autant de thèmes abordés dans les deux langues officielles du pays.

Mais l'animateur du débat, Rudyard Griffiths, dit que l'organisation ne s'est jamais engagée à présenter un débat bilingue. Il a toutefois ajouté que les organisateurs avaient conçu une formule qui fera «plus qu'apaiser» les craintes devant l'absence du français.

La dernière proposition pour le débat du 28 septembre permet à chaque participant de parler dans la langue de son choix, avec traduction simultanée, comme cela se fait à la Chambre des communes.

Thomas Mulcair, Justin Trudeau et Stephen Harper ont jusqu'à mardi midi pour répondre à l'invitation de Munk Debates. Aucun des trois n'a encore officiellement répondu jusqu'à présent.

La Presse Canadienne