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14/09/2015 08:12 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

La Pologne introduira des contrôles aux frontières en cas de danger pour sa sécurité (Kopacz)

La Pologne est prête, en cas de danger pour sa sécurité, à rétablir "sans délai" des mesures de contrôle à ses frontières, comme l'ont fait déjà l'Autriche, l'Allemagne ou la Slovaquie, a annoncé lundi la Première ministre polonaise Ewa Kopacz.

"Dès que je recevrai un signal de danger quelconque pour la Pologne, on rétablira, sans aucun délai, les contrôles aux frontières polonaises", a déclaré à la presse Mme Kopacz à l'issu d'une rencontre avec sa ministre de l'Intérieur à qui elle a ordonné une inspection des frontières du pays.

La Slovaquie, la République tchèque et la Pologne craignent que les migrants ne tentent désormais de passer par leurs pays pour arriver en Allemagne.

Mme Kopacz a par ailleurs réaffirmé l'opposition de son pays à un système de quotas contraignants pour répartir les réfugiés : "on accueillera autant de migrants que nous avons les moyens d'accueillir, pas un seul de plus, pas un seul de moins", a-t-elle déclaré.

La chef du gouvernement a déclaré également que la Pologne "exigeait également un contrôle très ferme des frontières extérieures de l'UE".

Après l'Allemagne, la Slovaquie et l'Autriche ont annoncé à leur tour lundi le rétablissement des contrôles aux frontières face à l'afflux de dizaines de milliers de migrants, suspendant de facto les accords de Schengen sur la libre-circulation en Europe, avant une réunion à Bruxelles consacrée à la répartition des réfugiés.

"Je promets aux Polonais que nous ne serons pas la bête noire de l'UE, et en même temps, nous ne permettrons pas que nos intérêts soient négligés", a encore déclaré Mme Kopacz. "La Pologne est un membre de l'UE trop important pour céder à une quelconque pression", a-t-elle ajouté.

En campagne électorale pour les législatives du 25 octobre, ni le parti libéral de Mme Kopacz au pouvoir depuis huit ans, ni le parti populiste conservateur Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, donné gagnant, ne veulent s'engager à un plus grand accueil de migrants, sachant que l'opinion publique en Pologne y est majoritairement réticente.

La Pologne a accepté d'accueillir 2.200 migrants, et pourrait en accroître le nombre, mais Mme Kopacz n'a jamais dévoilé le chiffre exact.

mc/alc