NOUVELLES
14/09/2015 02:50 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

L'Indonésie peine à éteindre les feux de forêts qui polluent aussi des pays voisins

L'Indonésie a déployé lundi des hélicoptères larguant de l'eau sur des forêts ravagées depuis deux mois par des incendies dont la fumée pollue également l'air en Malaisie et à Singapour, deux pays voisins.

Quatorze hélicoptères répandaient de l'eau sur les incendies et relâchaient des aérosols dans les nuages pour tenter de provoquer de la pluie afin d'éteindre les feux forêts sur l'île de Sumatra et celle de Kalimantan, partie indonésienne de l'île de Bornéo, a indiqué l'Agence nationale de Situations d'urgence.

Ces opérations étaient presque impossibles la semaine dernière en raison de l'épaisse fumée rendant les vols en hélicoptère trop dangereux. L'intensification des incendies au cours des deux dernières semaines a affecté la santé de dizaines de milliers de personnes à Sumatra et Kalimantan, obligées de porter des masques pour se protéger de la fumée. Des écoles ont été fermées et des vols annulés.

La qualité de l'air s'est aussi détériorée depuis plusieurs jours en Malaisie et à Singapour, où les vents répandent de la fumée des incendies venant d'Indonésie.

Des courses en plein air prévues dimanche à Singapour ont ainsi été annulées, et les organisateurs du Grand Prix de Formule Un prévu le 20 septembre dans la ville-Etat suivent de près la situation qui pourrait avoir des répercussions négatives sur la compétition.

Comme chaque année pendant la saison sèche à cette période de l'année, l'Indonésie est ravagée par des incendies provoqués pour l'essentiel par la culture sur brûlis, pourtant illégale. Il s'agit d'une technique agricole primitive utilisée comme moyen de défrichement et de fertilisation dans les zones tropicales, pour laisser place à diverses cultures, en particulier des palmiers à huile.

En 1997 et 1998, des incendies similaires avaient échappé à tout contrôle et obscurci le ciel d'une partie de l'Asie du Sud-Est pendant des mois, provoquant de nombreuses perturbations, notamment de la santé publique et du trafic aérien, et causant des pertes économiques estimées à 9,3 milliards de dollars.

aa/sr/bfi/ros