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14/09/2015 09:01 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Harper vante le surplus engrangé par son gouvernement l'année dernière

L'annonce d'un surplus fédéral de 1,9 milliard de dollars pour l'exercice financier s'étant terminé le 31 mars dernier s'est évidemment immiscée dans la campagne électorale, chacun des trois principaux partis fédéralistes s'estimant le mieux placé pour gérer l'économie canadienne.

Le chef conservateur, Stephen Harper, qui tient un point de presse à Kamloops, en Colombie-Britannique, s'est dans un premier temps réjoui de cette nouvelle dans un communiqué, y voyant la preuve que son plan économique « fonctionne ».

Il a vanté « la gestion économique prudente » de son gouvernement, qui lui a permis d'afficher un surplus « une année complète plus tôt que prévu ».

Stephen Harper n'a pas manqué de rappeler que le pays avait également enregistré un excédent budgétaire de 5 milliards de dollars pour les trois premiers mois de l'exercice en cours, soit d'avril à juin 2015. Cette hausse des revenus s'expliquait cependant en bonne partie par la vente des actions de General Motors détenues par le gouvernement, en début d'année.

De son côté, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a vu dans le surplus une « bonne nouvelle pour les Canadiens ». « Cela montre que le NPD pourra partir du bon pied » s'il est élu, a-t-il affirmé.

Rappelant que sa formation avait promis d'atteindre l'équilibre budgétaire dès la première année d'un mandat néo-démocrate, il en a profité pour faire la leçon aux libéraux de Justin Trudeau.

Se présentant comme un « administrateur prudent des fonds publics », le leader néo-démocrate a soutenu qu'on ne pouvait pas imposer une dette atteignant des dizaines de milliards de dollars « aux générations futures ».

« La vision à court terme de Justin Trudeau est passéiste, a-t-il soutenu. Ce que nous voulons, c'est une vision à long terme, c'est être [pour les provinces] un partenaire fiable pour des enjeux importants comme les soins de santé. »

Le chef libéral a pour sa part banalisé la portée du surplus de 1,9 milliard de dollars.

« Si M. Harper a pu créer un maigre surplus l'année passée, c'est bien parce qu'il a choisi de couper dans les programmes pour nos anciens combattants, dans nos programmes pour les aînés, notre assurance-emploi, pour pouvoir présenter un budget soi-disant équilibré à temps pour les élections », a-t-il dit.

Il a noté au passage que le gouvernement sortant n'avait pas non plus dépensé toute l'enveloppe budgétaire qui devaient être allouée à plusieurs programmes.

C'est à cause de cet « objectif politique » d'équilibre budgétaire que le Canada est tombé en récession, a-t-il martelé, ajoutant qu'il s'agissait du « seul pays du G7 » dans cette situation.

Il faut s'attarder à l'exercice financier actuel, a-t-il soutenu. « Selon le directeur parlementaire du budget et plusieurs experts, nous sommes présentement en déficit », a-t-il rappelé.

En juillet dernier, le directeur parlementaire du budget avait conclu que l'année 2015-2016 se solderait par un déficit de 1 milliard de dollars et non par le surplus de 1,4 milliard prévu par le gouvernement Harper dans son budget d'avril dernier.