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14/09/2015 08:32 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Grèce: duel télévisé Tsipras-Meimarakis à six jours des législatives

Dans la dernière ligne droite des législatives du 20 septembre en Grèce, les deux principaux rivaux, l'ancien Premier ministre et dirigeant de la gauche Syriza, Alexis Tsipras, et le chef de Nouvelle-Démocratie (droite), Evangélos Meimarakis, participeront lundi soir à un débat sur la télévision publique Ert.

Prévu à 21H00 locales (18H00 GMT) et d'une durée de deux heures, ce débat se veut crucial pour les deux partis, au coude-à-coude selon les sondages, l'avance du Syriza sur la Nouvelle-Démocratie étant de moins d'un point dans tous les sondages, à part un, vendredi, donnant cinq points d'avance à Syriza.

Face à un électorat lassé par des élections successives ces dernières années et la poursuite des politiques de rigueur, les deux leaders devraient tenter de convaincre les indécis ou les électeurs tentés par l'abstentionnisme (autour de 6,5% et 5,5% de l'électorat respectivement), un réservoir décisif pour ce scrutin serré.

La morosité de l'économie devrait être au centre du débat entre les deux leaders, qui ne cessent de se renvoyer la responsabilité de la situation financière difficile du pays.

Alexis Tsipras, 41 ans, qui avait remporté les dernières législatives de janvier en promettant "la fin des politiques d'austérité", devrait de nouveau s'expliquer sur sa volte-face après s'être aligné sur les exigences des créanciers, UE et FMI, et avoir signé un troisième prêt européen, accompagné de nouvelles mesures de rigueur.

De son côté, Evangélos Meïmarakis, 61 ans, l'un des piliers de la droite et président par intérim du parti après la démission en juillet de l'ancien Premier ministre Antonis Samaras, a appelé à un gouvernement de coalition entre les partis pour lutter pour la reprise économique du pays.

Alexis Tsipras rejette toujours une coalition avec la droite, n'excluant pas toutefois une alliance avec les socialistes Pasok.

Retransmis en direct sur la majorité des médias du pays, le débat ne doit pas se limiter à des réponses aux six journalistes présents sur le plateau mais prévoit aussi "le dialogue" entre les deux dirigeants, selon la décision prise après une réunion des représentants de deux partis.

Le débat télévisé mercredi dernier entre la quasi-totalité des dirigeants des partis parlementaires, n'a pas réussi à donner du souffle à cette campagne électorale plutôt molle. La discussion s'était alors limitée à des réponses des dirigeants aux journalistes, le dialogue entre eux n'était pas autorisé.

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