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14/09/2015 06:36 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Egypte: les Mexicains tués se rendaient dans une oasis très prisée

Bahariya, où se rendaient dimanche les touristes mexicains tués ou blessés en chemin par les forces de sécurité, est l'une des oasis plus prisées des visiteurs étrangers dans le très vaste désert occidental égyptien, ou désert Libyque.

Ce dernier s'étend sur près des deux-tiers du territoire égyptien, du Nil à la frontière libyenne sur un axe est-ouest et de la Méditerranée à la frontière soudanaise sur un axe nord-sud.

De nombreux touristes fréquentent les hôtels de l'oasis de Bahariya, à plus de 300 km au sud-ouest du Caire et d'où les tours opérateurs les emmènent parcourir les dunes du désert blanc et les collines de quartzite du désert noir environnants.

Les touristes ont également la possibilité de passer la nuit au beau milieu du désert, sous les tentes.

Ces oasis du désert occidental sont déconseillées aux touristes par nombre d'ambassades occidentales sur leur site de conseils aux voyageurs. Ces conseils ont été renforcés notamment depuis qu'un jeune Croate travaillant pour une compagnie française a été enlevé en juillet à l'entrée du désert occidental non loin du Caire, et que la branche égyptienne de l'Etat islamique (EI) a assuré l'avoir décapité en août.

L'ambassade de France a classé ces oasis en zone orange (déconseillée sauf raison impérative) et même rouge à mesure qu'on s'approche de la frontière libyenne, sur son site de conseils aux voyageurs. L'ambassade des Etats-Unis, qui la déconseillait déjà, a récemment renforcé ses recommandations, enjoignant ses ressortissants à ne plus sortir des zones urbaines du Caire et d'Alexandrie ou des complexes touristiques depuis que les attentats, perpétrés essentiellement par les branches égyptiennes de l'EI, se sont multipliés en Egypte.

Le Royaume-Uni, lui, déconseille ces zones pour tout voyage "non essentiel".

L'oasis de Bahariya, très luxuriante, s'étend sur 2.000 km2 et compte une dizaine d'hôtels. Elle est entourée de collines noires.

En venant du Caire, elle est l'une des premières d'un chapelet d'oasis qui jalonnent le désert occidental. Elle abrite d'anciens monuments remontant à la dynastie pharaonique du Nouvel Empire (environ 1550 à environ 1000 avant J.-C.), notamment de belles tombes peintes de notables locaux, selon l'Encyclopédie Universalis.

Aux époques ptolémaïque et romaine, la région connaît un regain d'activité dont témoigne le temple construit en l'honneur d'Amon-Rê, sous Alexandre le Grand.

gir/hj/nbz