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14/09/2015 12:04 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Chypre: les dirigeants vont "intensifier leurs efforts" dans les négociations de paix

Les dirigeants politiques chypriotes grecs et turcs se sont mis d'accord lundi pour "intensifier leurs efforts" dans le cadre du processus de paix visant à réunifier l'île divisée depuis plus de 40 ans.

"Les responsables pensent que les prochains mois seront cruciaux", a affirmé l'envoyé spécial des Nations unies pour Chypre Espen Barthe Eide, après une rencontre entre le président chypriote grec Nicos Anastasiades et le leader chypriote turc Mustafa Akinci.

Dans un communiqué, Eide a indiqué que les deux dirigeants ont décidé d'"accroître la fréquence de leurs rencontres au cours des prochains mois" et ont exprimé leur "engagement à travailler inlassablement pour parvenir à un accord général dans les plus brefs délais".

Les prochaines réunions de négociations auront lieu les 12 et 30 octobre, avant l'augmentation du nombre des rencontres en face-à-face.

Quatre mois après la reprise des pourparlers sous l'égide de l'ONU, MM. Anastasiades et Akinci ont fait un état des lieux des négociations de paix et, selon M. Eide, "se sont félicités des progrès accomplis, tout en reconnaissant l'important chemin qu'il leur reste à faire".

Le but des négociations est d'aboutir à un accord de paix qui permette la création d'un Etat fédéral unifié.

Les dossiers des propriétés spoliées et des délimitations territoriales sont les points les plus sensibles de ces discussions et les deux dirigeants sont conscients qu'il leur faudra faire de sérieux compromis sur ces deux questions pour convaincre leur population respective, qui se prononcera dans les urnes.

Permettre à un maximum de Chypriotes de retrouver leur maison le plus rapidement possible et accorder une compensation financière à ceux qui ne le peuvent pas favoriseraient les perspectives d'un accord.

L'île de Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie, en réaction à un coup d'Etat nationaliste qui visait à la rattacher à la Grèce. Des dizaines de milliers de Chypriotes ont alors été déplacés et l'île est depuis divisée entre la République de Chypre au sud et la République turque de Chypre du Nord (RTCN), auto-proclamée et reconnue seulement par la Turquie.

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