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14/09/2015 16:43 EDT | Actualisé 14/09/2016 01:12 EDT

Brésil : sévères coupes dans les dépenses et hausses d'impôts contre la crise

Le Brésil a annoncé lundi des coupes dans les dépenses publiques et des hausses d'impôts pour éviter de boucler le budget 2016 avec un déficit primaire (déficit hors charge de la dette).

Le ministre de la Planification Nelson Barbosa a exliqué devant la presse à Brasilia que le plan d'austérité se monterait à 64,9 milliards de reais (17,03 milliards de dollars) et impliquera un gel des hausses de salaires et des embauches dans le secteur public.

La semaine dernière, l'agence de notation Standard and Poor's (SP) avait relégué le Brésil - septième économie mondiale, entrée en récession au deuxième trimestre - parmi les emprunteurs "spéculatifs".

Le plan consiste à geler les hausses de salaires et les embauches dans le secteur public et à supprimer 10 des 39 ministères, ce qui supprimerait 1.000 postes. Il va tailler aussi dans les dépenses sociales comme le logement et la santé.

L'objectif est de passer de l'actuel déficit primaire de 0,5% du PIB pour 2016 qui a fait perdre au Brésil son sceau de "bon payeur" à un excédent de 0,7% du PIB, ce qui implique une économie supplémentaire de 17 milliards de dollars.

"Nous devons sortir d'un déficit (primaire) de 30,5 milliards de réais (8 milliards de dollars) pour un excédent de 34,4 milliards (9,03 milliards de dollars). Un montant total de 64,9 milliards de réais (17,03 milliards de dollars). C'est le montant total des initiatives", a déclaré le ministre de la Planification en conférence de presse à Brasilia.

"Ce sont des réductions importantes qui touchent les fonctionnaires de façon importante, le fonctionnement de l'appareil" de l'État, a souligné de son côté le ministre de l'Économie Joaquim Levy.

Le géant sud-américain cherche désormais des alternatives pour équilibrer les comptes en "coupant dans la chair" des dépenses publiques, avait-il prévenu récemment.

Empêtrée dans une crise politique et économique et dans le vaste scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière Petrobras qui éclabousse la coalition de centre-gauche au pouvoir, la présidente Dilma Rousseff devra aussi couper dans les programmes sociaux, vitrine de son Parti des travailleurs (PT, gauche) au pouvoir depuis 12 ans.

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